16 posts tagged “seinen”
Au salon du livre. Un rendez-vous qu'une francilienne en pleine crise glandouillère se devait de ne pas rater. Et puis 1. C'était gratos, 2. Je n'y suis jamais allée, 3. Ma soif de connaissance se résumant dernièrement à Perez Hilton et le myspace de Serj Tankian, je n'avais aucun motif pour boycotter quoi que ce soit, la polémique sur les auteurs israéliens mettant un peu passé au dessus.
Donc au programme de la journée : 2 conférences, une dédicace et une ballade à travers les différents stands des éditeurs BD. Arrivée un peu après 16h pour la première conférence de ma journée... la plus sympa. Celle sur les blogs BD (il y avait Boulet !), drôle aussi (grâce à Boulet !) et intéressante grâce aux autres (Cha et pas Sha comme écrit sur la brochure, Stéphane Beaujean... et Boulet !). Le problème c'est qu'avec ma mémoire de poisson ro... extrêmement sélective, je n'ai retenu que des choses hautement "essentielles". Donc histoire de mettre ma (petite) pierre à l'édifice dans le guide du bon blogueur BD, on va procéder de cette manière :
Ce qu'on croit mais en fait c'est pas vrai :
Blog BD n'est pas synonyme d'augmentation exponentielle des
ventes. Certains projets sont certes susceptibles d'intéresser un éditeur comme
Cha avec les Allumeuses
mais les ventes de leurs séries sont paradoxalement restées sensiblement les
mêmes. Constat plus "affligeant" : le blog de Boulet qui totalise en moyenne
20000 à 35000 visites (visiteurs serait plus logique, je crois) contre 15000
exemplaires de Donjon vendus ; la gratuité, l'accessibilité, les sujets abordés
et la fréquence d'actualisation du média n'étant pas étrangers au phénomène.
Ce qu'il ne faut (absolument) pas faire :
Se pointer avec des carnets à dessins mettant en première page
(en dernière et même au milieu) certaines notes de son blog. Parce que d'une,
c'est agaçant, de deux l'éditeur n'aura pas plus d'estime envers ledit
dessinateur (ça pourrait même être l'effet inverse) et que ça ne va pas
forcément l'aider à juger les capacités de ledit blogueur à pondre une série
intéressante. En résumé : rien à foutre de savoir quelles notes d'un blog sont
les plus plébiscitées par les lecteurs si il n'y a pas de réelles idées
derrière.
Ce qu'ils pardonnent (difficilement mais ils peuvent se montrer
relativement indulgents... enfin façon de parler) :
Les images de leurs blogs sont soumises à des droits
d'auteurs... donc à eux. C'est dur mais pour mettre un extrait ou une note
provenant de Bouletcorp, Ma vie est une bande dessinée etc...
sur un site, un magazine ou un journal quels qu'ils soient et quel qu'en soit le
but, il faut payer.
Ça peut vous faciliter la vie :
Une oeuvre personnelle, une revue à éditer ? Lulu.com propose aux auteurs professionnels
ou amateurs de s'autopublier (ou presque) sans passer par la machine éditoriale
classique.
Et l'avenir... Pourquoi pas une publication de premières planches d'un album sur le net (les Allumeuses ?) voire tout un album pour Cha, un truc un peu à la Kanabox avec la possibilité de donner son avis, si j'ai bien compris.
Ce qui m'a fait marrer :
Blog BD à succès n'est pas égal à
"Ouais ! A moi, la gloire, l'argent... et les filles" ! - Boulet.
Qu'est-ce qui fait le succès de ton blog ? Réponse de Boulet (un peu modifiée par mes soins... et ma mémoire) : "Je reste persuadé que les filles savent en allant sur mon blog que je suis extrêmement beau et intelligent"... Phrase répétée au moins 3 fois au cours de la conférence.
Derniers mots de l'animateur : Et pour répondre à la
question "est-ce que les blogs constituent un moyen pour se faire connaître
?"
Réponse de Cha et Boulet : Non... Enfin, oui, un peu.
Boulet :
Et on a mis une heure pour arriver à cette conclusion.
J'ai bien écrit que je n'avais retenu que des choses hautement "essentielles" ^^'.
Deuxième conférence... la plus clairsemée. Celle sur les mangas
de bouche avec les Gouttes de Dieu chez Glenat à qui on pourra difficilement
reprocher de ne pas déployer tous les moyens possibles pour que le titre
fonctionne... A commencer par la mise en vente du premier tome, 15 jours avant sa
sortie officielle, et les énormes panneaux stratégiquement disposés à proximité
de la caisse et des XIII de Van Hamme, beaucoup plus imposants que la
soi-disante exposition Nana du village Manga (3 murs, 3 affiches expliquant
vaguement les thèmes et l'histoire du shôjo, une table et deux chaises...
c'était minable). Ils ont même pensé à la gent féminine en mettant au centre le
héros super canon chemise ouverte (ou presque), verre de vin à la main dans une
position pour que toutes personnes digne de ce nom aient envie de l'aider à...
prendre son bain. L'altruisme, le dévouement envers mon prochain, tout ça résume
parfaitement mes principaux traits de caractère ^^'.
La magie des imprévus et de l'organisation ayant fait des
mangas de bouche la seule et unique conférence. Plutôt qu'à un éclaircissement
sur "les genres du Manga" et la "diversité extraordinaire des thèmes :
historiques, futuristes, artistiques, sentimentaux, sportifs, et les Mangas du
métier (notamment l'œnologie, la boulangerie, la médecine, les sapeurs
pompiers...)", on a eu droit au même sujet évoqué de manière plus expéditive car
uniquement centré sur "la sortie des Gouttes de Dieu".
Un peu déçue sur le coup, même si Stéphane Ferraud, le
directeur du département Manga de Glenat s'est montré relativement convaincant.
Et cela en dépit du fait que le professeur invité pour nous éclairer sur l'œnologie ne semblait pas savoir que le public présent était en grande partie
composé de néophytes... je crois (c'est quoi l'amertume en œnologie ?), la
façon dont il feuilletait le bouquin en début de conférence supposant qu'il
n'avait pas (encore) eu l'occasion de le lire... ou peut être était-ce seulement
pour se remémorer certains passages.
Donc, histoire que les 45 minutes passées à écouter cette conférence me servent à quelque chose (pas été très motivée pour le quizz)... Les Gouttes de Dieu est un seinen de 15 tomes, toujours en cours prépublié dans le Morning de Kodansha vendu au prix de 8,99 € (quand même). Véritable phénomène au Japon, la série comptabilise aujourd'hui plusieurs millions d'exemplaires vendus à son actif.
Ce que j'en ai retenu...
Un côté Slam
Dunk avec un héros profane abhorrant tout ce qui se rapporte de prêt ou de
loin à l'œnologie, un soupçon d'Obata dans le dessin, du Yakitate !! Ja-pan
dans l'humour (l'éditeur évoquait un passage où le héros se rappelait d'un
concert de Queen en gouttant un vin), un peu dans l'intrigue (deux frères, le
gentil qu'on a envie qu'il gagne et le méchant-connard qui se battent pour
l'héritage de leur père), mais qui au vu du magazine de prépublication s'adresse
à un public plus âgé avec une trame très Da Vinci
Code comportant son lot d'intrigues, de machinations et une épopée à travers
le monde.
Plus d'éclaircissements avec le synopsis made in Glenat...
Lorsque Yutaka Kanzaki, oenologue mondialement connu,
décède, le monde du vin est en émoi. En effet, le maître possède l’une des plus
extraordinaires caves dont on puisse rêver. Shimizu Kanzaki, le fils du maître,
lui, n’est en rien un amateur de vin. Employé de brasserie, il fut même plutôt
rebelle à ce père tant obsédé à lui faire découvrir les arômes des vins, qu’il
finit par l’en dégoûter. Tout le contraire de son frère, le sombre Issei, fils
adoptif du maître, qui a suivi une brillante carrière de sommelier. À qui
reviendra la cave de Yutaka Kanzaki ? Le testament du maître est clair : à celui
des deux frères qui résoudra 12 énigmes sur 12 vins, et découvrira quel est ce
13e et mystérieux vin, inconnu de tous, et que le maître surnomma « les gouttes
de dieu ». Une chasse au trésor en forme d’enquête policière va opposer les deux
frères aux caractères et parcours opposés : le talent et la technique de Issei,
contre la sensibilité et l’émotivité de Shimizu.
Sortie officielle le 4 Avril 2008.
Fin de ce pseudo thème au nom pour le moins radical, un peu obscur pour les néophytes... Et conclusion assez succincte sur deux excellents mangas.
L'un prend forme dans une société italienne utilisant des méthodes similaires à celles des extrémistes religieux et guerres dans des pays soi-disant sous développés, l'autre en suivant le parcours rocambolesque d'un homme en devenir.
Mais tous deux traitent de gamins dont la particularité, un événement ou un mode de vie, les empêchent de profiter pleinement de leur enfance.
Donc, des œuvres très différentes dans la forme, pas autant dans le fond qui offre pour la première l'avantage de pouvoir émettre un avis définitif dès le tome 1 mais qui par le sadisme, la cruauté, l'égoïsme... enfin une démonstration assez brutale de la plupart des défauts caractérisant la nature humaine peut s'avérer être une lecture plus pénible dans le cas du deuxième. Seulement, à respectivement 7,95 et 7,50€, 2 ovnis de la planète manga valent bien une petite prise de risque, non ?
Une histoire qui commence comme une comptine : un papa à la montagne, une maman résidant à la mer, ils se rencontrent, se marient et font Ki-itchi.
Ki-itchi, parlons-en, est un gamin se distinguant par un mutisme permanent, des glandes lacrymales rarement mises à contribution, mettant un point d'honneur à ne jamais se montrer en position d'infériorité... et, comme Amel Bent, à toujours garder le poing levé *vive les comparaisons pourraves*.
Mais K-itchi, est aussi débrouillard, (trop) bagarreur, l'incarnation de la virilité poussée à son paroxysme. Et c'est dans une société tout ce qu'il y a de normal qu'il évolue entre l'école, ses parents et ses escapades solitaires...
Et mon avis...
Le mioche manga de base est enjoué, a toujours les yeux brillants et possède cette faculté toute enfantine de passer du rire aux larmes en restant le plus mignon possible, ceci allant de pair avec une petite frimousse qui dit 'je deviendrai une bombe sexuelle ou un beau gosse (selon les cas) plus tard".
Rien de tout ça chez Arai.
Ki-itchi lui a les oreilles décollées, une coiffure singulière et un visage qui l'est tout autant. Il possède certes ce petit quelque chose dans son aspect et son attitude qui le rend attendrissant, mignon même, mais n'en diffère pas moins du mioche kawai à plein temps. Ce qui est néanmoins paradoxal, c'est que contrairement aux autres personnages possédant des visages relativement banals (c'est un euphémisme pour dire moches), c'est celui de l'enfant qui s'avère ici le moins grossièrement dessiné. Une manière d'accentuer son statut de héros, d'être unique en son genre... ou tout simplement parce que l'auteur est tellement mauvais pour esquisser des visages corrects qu'il a préféré se concentrer sur le héros ^^""" ?
Sauf que Ki-itchi s'emporte, cogne, s'isole et quand il échappe à la surveillance de ses parents, ce n'est pas pour suivre le papillon qui vient de s'envoler. Et c'est cette force de caractère ajoutée à un brin d'imprévus (de malchance diront certains) qui l'amène à se fourrer dans d'invraisemblables situations. Le mangaka dépeint ainsi des aspects peu reluisants d'une société faite de commérages et d'exclusions, Ki-itchi y perdant chaque jour un peu plus de son insouciance.
Bref, alors que The World Is Mine, par sa narration décousue et l'attente d'un développement plus clair sur les liens existants entre les différents récits, pouvait s'avérer rapidement lassant, l'auteur en proposant un personnage grandissant relativement attachant laisse de côté les aspects obscurs qui faisaient le (non) charme de sa précédente série. Voilà donc un manga au traitement singulier renforcé par un héros du même acabit mais qui peut, pour toutes ses raisons, se révéler assez difficile d'accès A lire certes, à adopter, tout dépendra du lecteur.
Non, ce n'est pas ce que vous croyez... enfin pas exactement.
Nous n'irons plus au bois,
Les criminels s' sont tirés,
La gamine que voilà
Ira les trucider
Entrez dans la danse,
Bousillez son enfance,
Sautez, dansez,
Ramassez tous les lauriers.
Une comptine légèrement retouchée ? Un peu (beaucoup).
L'hymne officieuse du "Bureau d'Aide Social" ? Très probablement.
Non, ce n'est pas un nouveau réseau pédophile mais une organisation italienne chargée de la protection de la populace. Motifs a priori hautement louables... si ce n'est que le sale boulot est exécuté par des filles cyborg, réchapées de la mort grâce aux miracles de la technologie moderne. Accompagnées d'un "grand frère" (histoire qu'elles ne fassent pas n'importe quoi), elles forment ce qu'on appelle un fratello et enchaînent les missions de secours. Mais derrière ces machines à tuer se cachent des gamines bercées d'illusion qui tentent de demeurer un peu plus longtemps dans cette période d'insouciance appelée l'enfance.
Et mon avis...
Des tueuses - impitoyables ? - contrastant avec des gamines kawai tout ce qu'il y a de plus normal. Un paradoxe : celui de vouloir (sur)vivre à tout prix, rire, s'amuser et celui d'enlever indifféremment la vie. Des grands frères peu démonstratifs - insensibles ? - au passé chargé, attachants... souvent, inquiétants parfois. Gunslinger Girl est le manga de tous les contrastes.
Les missions s'enchaînent, de nouveaux personnages apparaissent, on y raconte leurs histoires, on se surprend à leur donner des raisons et à finalement adhérer à cette ambiguïté que l'auteur, loin d'entrer dans la facilité d'un développement manichéen, arrive à installer.
Donc, (peu) de rires, beaucoup de larmes, de violence et de scènes sanglantes, l'auteur dépeint ici le quotidien de jeunes filles, d'hommes... d'êtres humains tout simplement embarqués et manipulés par de sinistres organisations.
Bref, voilà un manga peu conventionnel prenant forme au delà des frontières nipponnes (il y a une logique claire aux yeux non bridés cette fois ^^""), traitant d'un sujet original toujours d'actualité, le tout livré par un auteur de talent.
A noter que la saison 1 de l'animé est distribuée en France par Kaze, la saison 2 Gunslinger Girl - Il Trietano étant en cours de diffusion sur la télévision japonaise.
L'histoire...

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Rappelons déjà la sortie de l'excellent Mushishi, stoppé au troisième épisode afin d'éviter de me spoiler la version papier (c'est vrai que ce n'était pas forcément très sérieux d'en faire un billet après en avoir vu si peu mais ça avait été un de mes gros coup de cœur, à l'époque). Et après un premier volume en demi teinte, plutôt sympa mais pas transcendant pour ne pas dire chiant (ah si j'l'ai dit), le deuxième a, quant à lui, énormément relevé le niveau, pas simplement une "ode à la nature et à la tranquillité", une découverte, des personnages diverses, attachants et des histoires où se mêlent joie, tristesse et nostalgie. Les thèmes du folklore et bestiaire nippons rappellent certes ceux de l'excellent Cortège des 100 Démons mais l'environnement et les personnages qui y gravitent rendent la comparaison difficile. Et puis Kana fournit pour cette œuvre un travail plus que correct (comme souvent dans les mangas de cette collection... il me semble ).
Ce qui serait bien, c'est que la demoiselle à qui j'ai gentiment prêté mes deux volumes se décide enfin à me les rendre (à près d'un mois et demi, ai-je encore le droit d'espérer ? ).
Dans le registre shôjo kawai, voici Chocola & Vanilla, le dernier Moyoco Anno. Après un animé fraîchement diffusé sur Canal J, Anno nous revient cette fois avec un shôjo... kawai (oui, je sais, c'est minable) et comme une bonne partie de ses œuvres très sympathique. Un synopsis...
Chocola Meilleur & Vanilla Mieux sont deux sorcières en compétition dans la course du "ce sera moi qui deviendra reine". Amies de cœur, rivales pour le reste, elles sont envoyées sur Terre sur laquelle, elles devront se servir de tout leur potentiel de séduction pour amasser un paquet de cœur en provenance des jeunes mâles humains (ou femelles mais c'est un shôjo kawai, pas une production Clamp, y a pas de lesbiennes), celle qui au bout d'une période donnée en obtient le plus gagne le droit de gouverner.
Donc, quand on mélange :
- un style graphique bien plus joli que ses précédentes séries
- une héroïne haute en couleur (une mini Shigéta en plus lucide)
- et une histoire clairement adressée au moins de 13 ans (tout public dirons-nous), vous obtenez le très palpitant Chocola & Vanilla.
Et je dois l'avoir déjà écrit quelque part (certainement sur Suba Furuba xD), en personnages à buter, ce manga atteint néanmoins des sommets : entre Pierre et son taux de bogossité tellement élevé que la moitié des pouf... pardon filles de l'école lui tournent autour, Vanilla, larmoyante et niaise au possible (l'archétype de la cruche shôjoesque), il y a de quoi faire. Heureusement, c'est dès les premières pages, qu'apparaît le meilleur, l'excellentissime, le gars avec qui je sortirais si j'avais 10 ans (si j'avais 10 ans hein), Akira, personnage secondaire certes mais qui n'a probablement pas dit son dernier mot... je l'espère du moins. Ok, il a un taux de ténébritude proche de zéro, surtout comparé à Pierre mais il n'en reste pas moins attendrissant... quoique parfois un peu surexcité (pas vraiment surpris quand on connait les autres séries de l'auteure)... Plus qu'à espérer que Chocola ouvre enfin les yeux.
Donc introduction certes grossière et convenue (on me l'a déjà faite le coup du mage et ses dons occultes à deux balles) mais développement excellent.
Sasara, en dépit de glandes lacrymales un peu plus développées que la moyenne, est l'antithèse de la cruche shôjoesque : Oui, elle a du caractère ; non, elle ne s'extasie pas devant le premier beau ténébreux qui passe, et en dépit de son impulsivité, il lui arrive d'utiliser ses neurones, elle a un idéal, des valeurs, et elle essaye de s'y tenir et cela en dépit de la difficulté des épreuves à venir.
Et puis, le manga offre quand même son lot de batailles, machinations et coups bas... approuvé par les gars de mon groupe de TD qui n'y connaissent tellement rien en matière de shôjo qu'ils se sont demandés pourquoi il y avait autant de combats et ahhh *misère et damnation* de sang ! (1er démenti de la semaine : Angel Sanctuary n'est pas un shônen, ni un seinen d'ailleurs !).
Il ne faut cependant pas se leurrer, un shôjo ne serait pas un shôjo sans sa tripotée de beaux gosses, histoire d'amour, tout ça, mais à l'instar du manga, toutes les petites choses qui rendent certaines séries du genre indigestes sont introduites avec un poil plus de finesse (même si il ne faut pas s'attendre à des miracles). Et puis, je doute être la seule fan du couple Shuri (dont je laisse planer le mystère sur son identité)/Sasara.
Et pour achever de vous convaincre... Un petit coup de d'oeil sur les critiques de Djak sur Krinein et Morgan sur Mangaverse... Quoiqu'attendez (pour le dernier lien) d'avoir lu le premier tome si vous ne souhaitez pas connaître l'identité de certains personnages.
Basara de Yumi Tamura, 27 tomes, édition terminée chez Kana - série terminée
(c'est sur la couverture), le dernier manga paru en France de Moyoco Anno (encore elle !). Après s'être fait découvrir, grâce à ses joseis, Pika nous sort l'excellent Hano quelque chose, explicitement appelé Plaire à tout Prix (c'est plus simple). Un titre pas spécialement attirant, mais pourtant bien marrant.L'histoire d'un looser qui cherche à plaire, un apprenti métrosexuel qui va de déceptions en déconvenues.
Donc, des scènes moins explicites qu'un Happy Mania, comme le style graphique un poil moins moche (même plutôt joli), un héros à qui il est parfois difficile de ne pas avoir envie de donner des coups mais qui n'en reste pas moins attendrissant, des personnages secondaires bien détraqués et vous obtenez quelques bonnes barres de rires en circonstances. *Allez Densh... pardon Masao !* En somme, une série à suivre (et à acheter... pour ceux qui ont les thunes).
Sinon, j'avais implicitement fait comprendre ici (tous les billets où j'en parle en fait) que le yaoi et moi, c'était loin d'être une histoire d'amour. Il existe certes d'excellents mangas du genre (Yume No Kodomo ou Vanilla entre autre) mais non quoi *je sais, justification minable*. Cependant, dans ma soif de découverte, j'ai eu, il y a de cela quelques semaines (ok, quelques mois mais je m'en suis souvenu il y a peu), enfin l'occasion de lire les premiers tomes d'Haru wo Daiteita, le manga yaoiste par excellence.
Mon avis ? Racoleur au possible, personnages à baffer, parfois malsain, avec des phrases d'une profondeur proche du néant.
Un petit synopsis (assez approximatif, je l'ai lu il y a longtemps... ou plutôt ai-je essayé de l'oublier le plus rapidement possible) : l'histoire de deux acteurs pornos, désireux de passer du côté le plus "politiquement correct" du métier, qui vont être amené par le biais des circonstances... assez spéciales dirons-nous à tourner une sitcom ensemble : Haru wo Daiteita.
- Kato méprise Iwaki... Un arriviste susceptible de par sa jeunesse d'être une menace pour sa carrière. C'est pourquoi, lorsqu'on lui propose de participer au casting d'Haru wo Daiteita, certainement un des rares rôles proposés à des acteurs de son milieu, il y voit (à raison) un pas vers la possible reconversion qu'il recherche tant et met ainsi tout en œuvre pour obtenir le rôle surtout quand il apprend que son rival est aussi dans la course.
- Ils tournent ensemble (faut dire qu'ils se sont montrés plutôt "convaincants"), le temps pour Iwaki de commencer à éprouver de forts sentiments pour Kato, sentiments qu'il ne tarde d'ailleurs pas à lui avouer.
- Kato prend peur, ne veut pas de cet amour, il est sur la défensive quoi.
- Il s'attache néanmoins et se rend compte que les sentiments d'Iwaki sont loin de le laisser insensible, mais, il ne peut se l'avouer (complexe d'infériorité, tout ça).
- S'ensuivent des épreuves qui les feront avancer, chacune consolidant un peu plus leur couple dans tous les sens de termes.
- Le brun méprise le blond (châtain en fait), tout ça.
- Le blond commencent à éprouver des sentiments vis à vis du brun, trouve une... "faille", s'y engouffre et l'utilise, par la suite, allègrement : il souhaite en effet montrer la profondeur de ses sentiments à la... "faille" qu'il a devant lui (le brun quoi).
- Ce dernier, malgré ses réticences, aime "ça".
- Et puis, ben finalement, à force de faire des trucs pas très catholiques avec le blond, se rend compte qu'il est tombé amoureux mais aussi qu'il ne peut pas l'*******... faire ce que fait le blond avec... ahhhhh, je deviens vulgaire *toutes allusions perverses sont ici purement et simplement appropriées*.
- S'ensuivent des rebondissements... du moins sensés en être, allant du plus malsain au plus cul-cul-la praline (jeu de mot involontaire) avec des scènes de sexe atteignant des points de détails absolument hallucinants, dont l'utilité reste encore à prouver et donnant la désagréable impression que l'histoire est uniquement centrée sur ces passages.
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