3 posts tagged “metal”
Imaginez un groupe de death metal. Appelons-le... Detroit Metal City, ajoutez-y quelques musiciens, donnez-leur des noms - Jagi, Krauser et Camus - tels qu'ils n'oseront jamais les porter hors concerts, travestissez-les en monstres de foire, inventez un slogan pas trop compliqué et complétez le tout par des fans aptes à le hurler à tout moment. Imaginez encore que ce fameux metal band arrive à se faire une réputation telle qu'il devient un des groupes les plus populaires de la scène indépendante japonaise.
Mais quelle serait la réaction des fans quand une fois le masque tombé, ils s'apercevaient que le mythique "chanteur" (façon de parler, c'est du death quand même) dont ils scandent le nom n'est qu'un ringard de 23 ans, pas fan de metal pour un sou et préférant de loin la douceur et - il faut bien l'avouer - la mièvrerie de la pop suédoise ? Detroit Metal City pose donc ses bases sur ce postulat et raconte l'histoire... du moins les mésaventures de ce looser - Negishi qu'il s'appelle - jeune homme à la double personnalité qui a rejoint, pour on-ne-sait-quelle(s)-raison(s), les rangs crapuleux du groupe du même nom... Et ce ne semble pas être la référence au Detroit Rock City de Kiss qui semble l'y avoir amené...
En débutant par les points qui font de DMC un manga aux qualités telles que l'élan de bonne critiques qu'il génère semble pleinement justifié...
À commencer par sa galerie de personnages, à savoir : un héros ringard, une jolie-potentielle-future-petite amie (même si le dessin ne le laisse pas deviner), une manager détraquée, les membres de DMC (un batteur obsédé et un bassiste en mal de reconnaissance)... et les autres : amis d'enfance, groupes rivaux, fans surexcités, selon les cas, victimes ou bourreaux à leurs heures perdues. Alors c'est sur que certaines de leurs réactions peuvent parfois paraître caricaturales voire, pour ma part, assez agaçantes mais il n'en reste pas moins que le panel de personnages proposé par l'auteur s'avère plutôt décalé.
DMC semble, en outre, laisser des perspectives de créations assez illimitées. Il est, en effet, difficile de ne pas remarquer les points sur lesquels le mangaka reste volontairement évasif (ce pourquoi le héros est entré dans le groupe, par exemple)... Et en deux tomes, le manga ne bénéficie pas du moindre éclaircissement. L'auteur ne semble cependant pas à cours d'idées et on se prend à imaginer - soyons fous - un chapitre sur la délicate-potentielle-future-petite amie en fan de DMC, le futur dépucelage du héros par la manager complètement bourrée... Enfin, vu l'improbabilité des scénarios qui façonnent le manga, tout est franchement possible.
Parcequ'à bien y regarder, le schéma narratif est quand même assez répétitif. Pour résumer, on a :
- Concert de Detroit Metal City : fans surexcités, "Go to DMC !!" et tout le tralala,
- Negishi démaquillé se demandant ce qu'il fout là,
- Tout un tas de péripéties s'achevant quelque soit la vraisemblance de la situation
par l'irrévérencieuse intervention de Negishi en Krauser.
En définitive : malgré quelques (rares) passages hilarants et un statut de série déjantée ici pleinement justifié (certains mangas ne peuvent en dire autant), DMC reste (restera ?) une œuvre qui n'ira, pour ma part, pas plus loin qu'un simple "ça se lit".
À essayer tout de même... Qui sait, ça pourrait vous plaire.
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Mon argumentation terminée, passons aux choses que l'auteur n'a certainement pas pensé (et honnêtement il n'en a probablement rien à foutre), un peu (trop) sérieuses pour rentrer en ligne de compte. Je précise, ceci écrit, que ce qui va suivre n'est peut être qu'un ramassis de conneries...
Bref. Des années passées à lire et écouter la presse musicale française (discussions lycéennes incluses) m'ayant appris qu'il n'y avait pas plus lourd qu'un metalleux qu'on attaque sur "l'argent et le death-black-speed-power-heavy-trash-neo metal industriel-alternatif-progressif-gothique-symphonique", cet engouement pour le groupe me fait inévitablement penser à la cohue d'auditeurs qui disserteront sur le pourquoi du comment DMC est ou n'est pas un groupe "commercial" (méchants qui vendent des disques) depuis que leur nombre d'auditeurs a dépassé le chiffre 6.
Car en passant outre les groupes de black metal auxquels leur image s'apparente, DMC ne semble pas vraiment se différencier par son originalité. Qu'on regarde de près ou de (très) loin, ça reste quand même un condensé assez banal de la plupart des groupes de metal un peu trash de la scène occidental et on pourrait apparenter Krauser à un Ozzy Osbourne complètement bourrée. Je ne vois donc pas trop ce qui pourra les faire "entrer dans la légende" (hormis peut être la crédulité des fans sur les pouvoirs de Krauser).
Sachant que dans un registre plus accessible (et adolescent), ça fait un petit moment que Pompe-à-fric Manson et Slipknot
ont repris le flambeau, je ne peux m'empêcher de m'interroger sur la
nouveauté apportée par leur musique et, sur la longueur, leur légitimité sur la scène metalleuse...
Oui, c'est ça quand on s'ennuie en lisant un manga, on pense (vraiment) à n'importe quoi.
Je ne parlerais jamais assez de ce groupe ! Après un billet tout pourrave sur l'excellent "L'ombre et la proie" (toujours à 11,50€ sur Alapage et Amazon), continuons sur ma lancée pour évoquer l'actualité (assez chargée) du groupe :
Sortie de leur troisième album vraisemblablement accompagné de leur premier DVD live début 2008, vous me direz, il y a le temps mais pas en ce qui concerne la tournée qu'ils viennent de débuter fin Août avec, en Novembre, un "petit" passage à Gennevilliers (RER C à côté de Paris) et cela pendant 3 jours d'affilé. Ça a finit par payer de passer aussi régulièrement sur leur myspace. Mais...
*maevaa, spécialiste du "je raconte ma vie alors que tout le monde s'en fout"* /mode on
Séquence lamentation n°1 : je peux faire une croix sur le mercredi et jeudi 7 et 8 Novembre... Mieux vaut éviter d'(encore) foirer le peu de partiels que j'aurais au cours de ce semestre *meurs d'envie de se tirer une balle*.
Séquence lamentation n°2 (plus constructive) : les places pour le Master Class de Gennevilliers (les jours auxquels je ne pourrais pas y aller *pourquoi est-ce que d'un coup, tout le monde trouve le moyen de se libérer ?!*) ne sont, pour l'instant, toujours pas mises en vente mais celles du festival Tamacore, Vendredi 9 Novembre, dans la même ville le sont et à un prix plus qu'abordable (7,60€). Ils seront accompagnés pour l'occasion de Wurm et Khemêïa, groupes dont je n'avais jusqu'alors jamais entendu parler... Bons musiciens ? Ou pas ?
Séquence lamentation n°3 : ils donnent un concert avec Lofofora (rien que ça !) à Strasbourg. Il y a le temps (c'est le 7 Mars 2008) mais espérons que ce ne soit que le début d'une tournée commune avec un plus que probable passage à Paris.
*maevaa, spécialiste des questions existentielles pourraves* /mode off
Et pour donner un petit avant goût de ce qu'ils donnent sur scène, il y a une petite vidéo sur leur Myspace... Mais quant-est-ce qu'ils sont passés au Nouveau Casino ?!
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Continuons sur ma lancée musicale (promis, je retourne bientôt
à la voie du manga), en évoquant cette fois un de mes groupes de métal préférés
(expression que je déteste mais que j'utilise pourtant à tort et à travers) :
Psykup...
Vous voyez que je ne suis pas obsédée que par System Of A Down.
Donc Psykup est un groupe de rock fondé en 1995 en provenance
de la planète Toulouse composé à l'heure actuelle de 5 membres : Ju au chant et
la guitare, Milka au chant & au clavier, Vidda à la guitare, Elo à la basse
et Brice à la batterie (il faudrait d'ailleurs que je me re-choppe le hors série
Rock Sound dans lequel le chanteur évoquait le fait que Toxicity
de System Of A Down était à l'époque le seul album métal qu'écoutait le batteur
^^). Groupe dont je n'aurais probablement jamais entendu parler sans
l'excellente Metal Academy
(Metal Ac' pour les intimes)... le Dimanche soir sur le Mouv'... Plus pour les
animateurs que pour la musique d'ailleurs parfois un peu trop bourrine pour mes
oreilles.
Écrivons-le tout de suite, je n'y connais pas grand chose en métal français. Evidemment, il y a Lofo, Gojira, Watcha (même si le dernier album ne m'a pas spécialement accroché), Pleym... non je rigole. Bref, même si je suis loin d'être une inculte, mes connaissances en la matière restent assez limitées... Ce qui ne m'a pas empêché de me prendre une grosse claque il y a peu (2 ans en fait, la notion du temps selon maevaa est assez relative) à l'écoute de l'excellent l'ombre et la proie.
Danser, rire et "se cogner la tête contre les murs" dixit mes
amies aigries fan de dance hall, voilà tout le paneld'émotions éprouvé à
l'écoute de cet album. Entre le délire cabaret/métal/célébration chrétienne (si
si c'est possible) de Love
is dead, le revirement salsa de Polder et même la présence d'un titre
acoustique "On ne sait jamais", Psykup s'affirme comme un groupe qui ne souhaite
pas se borner aux classiques compo metalleuses ultra répétitives, n'hésitant pas
à sortir des sentiers battus et à se moquer des clichés et attitudes de certains
groupes officiant dans le genre. Qui a dit qu'on devait être couvert de
tatouages et égorger des moutons pour être un groupe de métal ?! C'est ce que je
pensais il y a encore 6 ans. Comme quoi en grandissant... Maitrisant à merveille
le mélange des genres, il prouve une fois de plus que le métal français n'a
aujourd'hui rien à envier à ses voisins américains. Bref, original et
surprenant, un album sans concession...
Prix Alapage
: 11,50€ (frais de port gratuit avec Imagin-R)
Quelques liens :
Site officiel :
Psykup Reflexion
Myspace - Psykup
Maison de disque -
Jerkov Musiques
Maison de
disque - Mosaic Music Distribution
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