Bon, j'avoue que je ne sais pas s'il était vraiment nécessaire d'en
faire un billet... Je doute, en effet, de ma capacité à donner un
avis réellement constructif (ça ne changera pas de d'habitude, me
direz-vous mais quand même) juste un post à valeur autobiographique
(si l'on peut dire)... *Insulte gratuite qui fera passer ce billet pour meilleur
qu'il ne l'est*un truc un peu mieux que Paris Hilton (justice est faite, elle est
en taule !), et puis, à part savoir combien de mecs lui sont montés
dessus, on s'en fout un peu de sa vie... "de la tienne aussi" se dit la personne
devant son pc.
Titres alternatifs : ハチミツとクローバー
Hachikuro
Honey to Clover
Mangaka : Chica UMINO
Genre : shôjo, josei, on ne sait pas trop
Parution japonaise : prépubliée dans le Cutie
comics (shôjo) puis le Young You (shôjo, josei, c'est ambigu à ce qu'il paraît)
pour finir dans le Chorus (shôjo),
10 tomes parus chez Shueisha - série
terminée
Parution française : édition en cours chez Kana
Prix : 6,25€
L'histoire :
Des étudiants dans une école d'art qui crèvent la dalle : un
gars étrange sans cesse pris en pitié, un autre un peu mollasson
victime à ses heures perdues et un intello à lunette classe. Un
génie féminin à l'allure enfantine débarque et c'est
le drame. Suivons les déboires de ces jeunes japonais, entre rires et
larmes...
Un animé comportant deux saisons, une adaptation live sortie dans les
salles obscures nippones. Honey & Clover est ce qu'on peut appeler un manga
qui a cartonné (pas étonnant que Kana se soit rué dessus
^^).
Un avis pas constructif de plus :
Honey & Clover ou le quotidien de jeunes étudiants japonais entre
amour, rires, ventres vides et larmes. Un trait qui sans être exceptionnel
se laisse regarder... même si ce n'est incontestablement pas ça qui
fait l'intérêt de l'oeuvre. Un manga de qualité qui aurait
certainement du bénéficier d'une adaptation un peu moins fouillis
(merci Kana).
En ce qui concerne les personnages, franchement à part Hagu, celle par qui
tout arrive, dont je ne peux expliquer les raisons me donne envie de lui donner
des baffes pas possible (enfin à part son mutisme, sa face de gamine et
ses manières de poupées), j'aime beaucoup. Le premier tome s'en
être des plus transcendants rempli bien son rôle : des personnages
attachants dont un gars mignon qui sort de l'ordinaire, un humour efficace. Bref,
la prédiction de ce qui pourra s'avérer être un excellent
manga.
Et puis, difficile de ne pas s'identifier aux personnages, leurs
réactions, doutes, expériences sont très réalistes.
C'est certes volontairement exagéré et il y a quelques
références à la culture nippone pas toujours
compréhensibles par le lecteur français lambda mais les sujets
traités sont universels et font référence à un
quotidien vécu par le plus commun des mortels et ne se réduisent
donc en aucun cas au seul public japonais. Constatation d'autant plus vraie
lorsqu'on est étudiant(e)...
*Maevaa a une soudaine envie de raconter sa vie et s'en fout que tout le monde
s'en fout*
A part qu'un énième bon samaritain m'a rapporté mon
portefeuille avec tout l'argent qu'il y avait dedans (en l'espace de 5 mois 0_o,
la chance existerait-elle ?), en fait j'ai juste envie de me plaindre (c'est mon
blog, je fais c'que j'veux *ok, justification pourrie*)...
- Les premiers dialogues du manga me rappellent à peu de choses
près ce que je me suis dit lorsque j'ai débarqué en
cité U. Sauf que le fait de m'y être moi aussi habituée ne
m'empêche pas d'avoir chaque jour envie de me barrer. *Quand on a
vécu presque 18 ans de sa vie dans une cité, passer du béton
au champ est assez déroutant. Bon, dépaysement somme toute assez
relatif, les bâtiments étant quand même digne d'une
cité HLM*.
- Lorsque que je me suis retrouvé avec 5€ (bon ok 8) pour tenir deux
semaines avant l'arrivée de ma bourse et une mère "j'ai pas
d'argent !", j'en suis arrivé à développer une obsession
pour tout ce qui ressemblait de près ou de loin à de la nourriture
et balancer à mes camarades de classe des phrases du genre "Hier pour
diner, j'ai mangé une compote, c'était bon" était devenu
assez régulier. C'est dans ces moments-là que vous regrettez les 40
Kilos de bouffe que votre mère vous donnait chaque semaine ne
réfléchissant à aucun moment au fait qu'il vous était
physiquement impossible de tout amener (elle a arrêté quant elle a
vu que je laissais la moitié à la maison)... Enfin le positif de la
cité U c'est que quand tu n'as rien dans le frigo tous les
prétextes sont bons pour squatter chez les voisins (ou les supplier de
vous nourrir quitte à faire leurs ménages). Ce que ne se privent
d'ailleurs pas les héros de H&C...
Bref, aux personnes émues par mon histoire (un peu pourrie, je l'accorde)
qui souhaitent m'envoyer un peu d'argent, de la viande (raffole des côtes
de porc), un petit message pour que je leur communique mon adresse.
*Maevaa contente d'avoir fait son action militante inutile sur la condition
étudiante... du moins la sienne*
Quelques liens :
