21 posts tagged “comédie”
J’écrivais, il y a quelques mois, un avis sur le premier titre de Yuki Yoshihara publié chez Soleil. Ayant enfin réussi à me procurer le nouveau et m’être délectée des quatre premiers tomes, je me suis dit qu’il serait peut être temps de lui consacrer une (petite) note…
Si dans la tête de notre héros, cette nouvelle fait l'effet d'une bombe, ce changement inopiné va au moins permettre à l'auteur de nous en dire un peu plus sur Catsby, ses amis, ses amours... enfin tout un tas de questions existentielles.
Était-ce nécessaire de réduire le titre au simple "Catsby" ? Alors que celui-ci - "The Great Catsby" en VO - est une référence explicite à Gatsby le Magnifique - "The Great Gatsby" en VO - de F. Scott Fitzgerald (Tendre est la nuit, L'étrange histoire de Benjamin Button) ? Il est certes difficile d'en faire le rapprochement tant l'histoire, l'époque et les personnages divergent, mais quand on sait que l'adaptation avec le non moins célèbre Robert Redford avait connu en son temps un certain succès et que Baz Lhurman (Romeo + Juliette, Moulin Rouge) en prépare une nouvelle, garder la possibilité d'intriguer quelques lecteurs n'aurait pas été superflu... D'autant plus avec la réputation de sous-manga qui colle (à tort) à la peau des manhwa ajouté à la difficulté à trouver des titres de cette collection chez les libraires. [Mode chipotage Off]
Car entre Catsby, l'indécis en pleine crise existentielle, Hound son ami "chien" un brin écervelé, Persoue, la prosaïque (ex) petite amie, son "bouledogue" de mari et la (très) fantasque Sun, on ne peut pas reprocher à l'auteur l'uniformité de ses personnages. Cette diversité offrant en outre l'avantage de rendre l'identification aux protagonistes, sous certains aspects, beaucoup plus facile.
Trois problèmes cependant : le scénario qui s'adressera difficilement à un public de moins de 15 ans (voire plus), le côté "tranches-de-vie" qui pourra en rebuter certains et le prix (13 et 14 €)... Mais n'oublions pas que :
- Une BD franco-belge (ou un comic) standard coute le même prix (oui, bon, on a les arguments qu'on peut),
- Le format est plus grand que celui d'un manga standard (comparable à un In The Clothes Named Fat pour donner un ordre de grandeur... et d'épaisseur),
- C'est en couleur,
- Ce n'est qu'un investissement sur 6 tomes.
Autre chose, s'il n'y a eu aucune note sur la dixième Japan Expo, c'est en grande partie parce que je n'y suis pas allée (pas le temps, pas d'argent, pas envie). Voilàààà.
Imaginez un groupe de death metal. Appelons-le... Detroit Metal City, ajoutez-y quelques musiciens, donnez-leur des noms - Jagi, Krauser et Camus - tels qu'ils n'oseront jamais les porter hors concerts, travestissez-les en monstres de foire, inventez un slogan pas trop compliqué et complétez le tout par des fans aptes à le hurler à tout moment. Imaginez encore que ce fameux metal band arrive à se faire une réputation telle qu'il devient un des groupes les plus populaires de la scène indépendante japonaise.
Mais quelle serait la réaction des fans quand une fois le masque tombé, ils s'apercevaient que le mythique "chanteur" (façon de parler, c'est du death quand même) dont ils scandent le nom n'est qu'un ringard de 23 ans, pas fan de metal pour un sou et préférant de loin la douceur et - il faut bien l'avouer - la mièvrerie de la pop suédoise ? Detroit Metal City pose donc ses bases sur ce postulat et raconte l'histoire... du moins les mésaventures de ce looser - Negishi qu'il s'appelle - jeune homme à la double personnalité qui a rejoint, pour on-ne-sait-quelle(s)-raison(s), les rangs crapuleux du groupe du même nom... Et ce ne semble pas être la référence au Detroit Rock City de Kiss qui semble l'y avoir amené...
En débutant par les points qui font de DMC un manga aux qualités telles que l'élan de bonne critiques qu'il génère semble pleinement justifié...
À commencer par sa galerie de personnages, à savoir : un héros ringard, une jolie-potentielle-future-petite amie (même si le dessin ne le laisse pas deviner), une manager détraquée, les membres de DMC (un batteur obsédé et un bassiste en mal de reconnaissance)... et les autres : amis d'enfance, groupes rivaux, fans surexcités, selon les cas, victimes ou bourreaux à leurs heures perdues. Alors c'est sur que certaines de leurs réactions peuvent parfois paraître caricaturales voire, pour ma part, assez agaçantes mais il n'en reste pas moins que le panel de personnages proposé par l'auteur s'avère plutôt décalé.
DMC semble, en outre, laisser des perspectives de créations assez illimitées. Il est, en effet, difficile de ne pas remarquer les points sur lesquels le mangaka reste volontairement évasif (ce pourquoi le héros est entré dans le groupe, par exemple)... Et en deux tomes, le manga ne bénéficie pas du moindre éclaircissement. L'auteur ne semble cependant pas à cours d'idées et on se prend à imaginer - soyons fous - un chapitre sur la délicate-potentielle-future-petite amie en fan de DMC, le futur dépucelage du héros par la manager complètement bourrée... Enfin, vu l'improbabilité des scénarios qui façonnent le manga, tout est franchement possible.
Parcequ'à bien y regarder, le schéma narratif est quand même assez répétitif. Pour résumer, on a :
- Concert de Detroit Metal City : fans surexcités, "Go to DMC !!" et tout le tralala,
- Negishi démaquillé se demandant ce qu'il fout là,
- Tout un tas de péripéties s'achevant quelque soit la vraisemblance de la situation
par l'irrévérencieuse intervention de Negishi en Krauser.
En définitive : malgré quelques (rares) passages hilarants et un statut de série déjantée ici pleinement justifié (certains mangas ne peuvent en dire autant), DMC reste (restera ?) une œuvre qui n'ira, pour ma part, pas plus loin qu'un simple "ça se lit".
À essayer tout de même... Qui sait, ça pourrait vous plaire.
...
...
...
Mon argumentation terminée, passons aux choses que l'auteur n'a certainement pas pensé (et honnêtement il n'en a probablement rien à foutre), un peu (trop) sérieuses pour rentrer en ligne de compte. Je précise, ceci écrit, que ce qui va suivre n'est peut être qu'un ramassis de conneries...
Bref. Des années passées à lire et écouter la presse musicale française (discussions lycéennes incluses) m'ayant appris qu'il n'y avait pas plus lourd qu'un metalleux qu'on attaque sur "l'argent et le death-black-speed-power-heavy-trash-neo metal industriel-alternatif-progressif-gothique-symphonique", cet engouement pour le groupe me fait inévitablement penser à la cohue d'auditeurs qui disserteront sur le pourquoi du comment DMC est ou n'est pas un groupe "commercial" (méchants qui vendent des disques) depuis que leur nombre d'auditeurs a dépassé le chiffre 6.
Car en passant outre les groupes de black metal auxquels leur image s'apparente, DMC ne semble pas vraiment se différencier par son originalité. Qu'on regarde de près ou de (très) loin, ça reste quand même un condensé assez banal de la plupart des groupes de metal un peu trash de la scène occidental et on pourrait apparenter Krauser à un Ozzy Osbourne complètement bourrée. Je ne vois donc pas trop ce qui pourra les faire "entrer dans la légende" (hormis peut être la crédulité des fans sur les pouvoirs de Krauser).
Sachant que dans un registre plus accessible (et adolescent), ça fait un petit moment que Pompe-à-fric Manson et Slipknot
ont repris le flambeau, je ne peux m'empêcher de m'interroger sur la
nouveauté apportée par leur musique et, sur la longueur, leur légitimité sur la scène metalleuse...
Oui, c'est ça quand on s'ennuie en lisant un manga, on pense (vraiment) à n'importe quoi.
Eh bien, appliquez tous les synonymes liés de près ou de (très) loin au mot Déception et vous comprendrez à quel point je me maudis de ne pas avoir acheter autre chose.
En gros, Asuka tricote, Asuka coud, Asuka cuisine et puis bah c'est tout... Ah si, vu qu'il a du mal à assumer son otoménité, il la cache (ou du moins tente de la cacher) à son entourage... d'où l'amusant décalage entre ce qu'il montre et ce qu'il est (le vrai lui quoi).
Ben, pas grand chose justement, celui-ci ne se résume qu'au fait que notre jeune demoiselle est absolument nulle dans les taches ménagères. On ne peut, de ce fait, pas dire qu'elle dégage une dose de virilité extrêmement élevée, ni vraiment la qualifier de garçon manqué. Ses vaines tentatives pour se rapprocher, sur certains points, d'une héroïne de shôjo tout ce qu'il y a de plus cliché, lui enlevant la plupart des éléments qui auraient pu accentuer son côté masculin.
- Une campagne publicitaire plutôt efficace nous promettant implicitement un manga parodiant et détournant les codes shôjoesques d'une manière aussi délirante qu'un... Host Club (en dépit d'un scénario très différent) qui s'il se révèle parfois sympathique (voire "génial", il y en a qui pensent comme ça), n'atteint pas vraiment des sommets d'originalité.
- Un éditeur ayant bien compris que la tendance était au shôjo super foutraques et que si un des titres de leur catalogue se démarquait un tant soit peu des shôjo a priori classiques du marché, il fallait absolument le souligner... Au risque de décevoir ceux qui ont déjà lu des shôjo beaucoup plus nawak... sans pour autant les apprécier, ceci dit.
- À nous pauvres lecteurs qui n'arrivons pas, ici, à saisir toutes les contradictions de la culture japonaise et, de ce fait, l'engouement qu'il engendre sur sa terre natale... Parce qu'un mec beau, intelligent... viril qui aime coudre, récurer et cuisiner tout en assumant pleinement de lire des shôjo, je le séquest... tente de le garder par tous les moyens. Alors certes, le voir dans un manga constitue une certaine nouveauté, le mettre en scène dans des situations assez crédibles pour susciter le rire donne un résultat, à mon sens, plus fastidieux.
Jeune & sémillante divorcée, Naeko travaille paradoxalement dans une agence matrimoniale. Mieux (ou pire) son patron, par ailleurs ex-mari et spécialiste pour "aller voir ailleurs", ne cesse de lui faire des avances. La situation se corse (ou se délie) lorsqu'un concours de circonstances la font croiser la route et peu après la langue d'un beau jeune homme. Et heureusement pour elle, elle sera amenée à le revoir...
Admettons-le, même si l'introduction est en soi plutôt originale, on ne peut en dire autant sur la capacité de l'auteur à se renouveler. Itadakimasu, c'est du pur Yuki Yoshihara : un éphèbe multifonction, une femme à la sexualité débridée, nulle en presque tout sauf dans l'art de... s'épanouir au lit, des SD (Super Deformed) hilarants mis en scène au gré de situations toutes plus invraisemblables les unes des autres.
Le problème c'est que lorsqu'on a déjà au compteur Ai Suru Hito et Darling, difficile de ne pas trouver à cette série un air de déjà-vu... D'autant que l'histoire est cette fois beaucoup plus classique que ce dont elle nous avait auparavant habitué.
Sinon, rien à voir mais il semble que Dieu ait enfin décidé d'écouter nos prières (à moi et un bon nombre de fans)... Non, pas (encore ?) Serj Tankian et Mike Patton sur la même scène mais bien le retour de Faith No More pour une tournée européenne... avec bien évidemment Patton au chant (ça aurait moins d'intérêt sinon). L'avoir de 18€ pour Rock en Seine va peut être bien me servir à quelque chose...
Bon, en fait, rien à foutre des fêtes, cette note n'étant qu'une énième tentative pour vous inciter à acheter le premier volume de Yamato Nadeshiko ; le tome 2 est sorti en début de mois et est, je vous l'assure, beaucoup plus délirant... Au moins pour ceux qui ont adhéré dès le début.
Bref, consciente du contenu rébarbatif de certaines de mes notes et puis un peu parce que c'est la fin de l'année, je résume...
- Que Yamato Nadeshiko, c'est drôle.
- Que Yamato Nadeshiko, c'est pas un shôjo comme les autres... au moins en ce qui concerne l'héroïne.
- Que le ou la journaliste d'Animeland qui a rédigé une courte critique sur le premier tome pense pareil.
- Que, de toutes manières, toutes les critiques élogieuses sont bonnes à citer.
- Que même les stylistes les plus prometteuses (enfin, j'en sais rien) s'en inspirent.
- Qu'en définitive, Yamato Nadeshiko, c'est bien (comme Honey & Clover d'ailleurs).
- Que, comme l'hystérique fanatique qui veut se faire son porte-parole, Sunako adore(rait) Dorohedoro !
- Et que si vous n'avez pas compris à quoi faisait (vaguement) référence la fin de cette note, il n'est pas trop tard pour le commencer... Dorohedoro hein... Sachant que les ventes sont loin d'être faramineuses, c'est même assez urgent.
Sauf que derrière cela, le manga étonne par son réalisme ; l'empathie qu'on ressent pour les personnages et la faculté qu'à l'auteure à aborder des sujets "délicats" sans tomber dans la facilité y étant pour beaucoup, certains y reconnaîtront donc leurs vécus, leurs galères, leurs angoisses aussi...
Et même si pour tout le monde, Honey & Clover est loin d'être, comme pour moi, un manga qui fonctionne à l'identification, la plupart (espérons-le) apprécieront l'humour et la justesse du ton avec laquelle Umino Chica décrit l'existence de ses personnages...
Alors bien sur, l'Amour constitue une part non négligeable du récit, il est souvent déçu, caché ou (mal)heureux mais toujours traité avec une grande finesse.
Résumons : un manga à la narration originale, des thèmes "substantiels" portés par des personnages drôles et attachants, le tout développé sur 10 tomes, chacun vendu au même prix qu'un volume de... Fruits Basket (bientôt) avec une édition pas des plus parfaites mais qui n'empêche étonnamment pas (trop) d'apprécier le manga...
En gros, pour ceux qui auraient eu la flemme de lire mon argumentaire, retenez juste que H&C c'est le bien et que la bonne parole d'une hystérique fanatique - Lisez-le, lisez-le, LISEZ-LE ! - vaut bien qu'on s'y intéresse au moins un peu.
Donc histoire d'apporter un brin d'originalité aux entrées en matière de ce blog et justifier de manière plus acceptable son abandon momentané, les sempiternelles "j'ai-la-flemme", "j'ai-piscine" ou je-bosse-mes-cours" (ah ah) seront, jusqu'à nouvel ordre, remplacées par "je-suis-plus-chez-ma-mère", "j'ai-un-pc-partiellement-en-vie" et par analogie "j'ai-pas-le-net"... Non, je n'ai en aucun cas la prétention de penser que mes écrits sont indispensables à la blogosphère française (manquerait plus que ça) mais c'est juste au cas où des gens qui auraient échoué pour on-ne-sait-quelle(s)-raison(s) ici, ne seraient pas trop effrayés par mes fautes de français et sait-on jamais auraient envie de revenir sachent qu'un rythme plus soutenu au niveau de la rédaction des notes n'est, pour le moment, pas envisageable... et surtout que j'ai cette fois de bonnes raisons pour que ça reste ainsi.
Du grand n'importe quoi en shôjo avec une héroïne hyper délirante. Dommage que Pika ait choisi de ne pas adapter un titre japonais trop obscur pour un profane.
Otomen de Aya Kanno.
Une couverture kitch au possible pour l'histoire d'un garçon beau et viril... qui aime les trucs de fille. Pour une fois que les rôles sont inversés, on ne va pas se priver pour jeter un œil. Reste à la gent masculine d'adhérer à ce titre plus que prometteur.
Un jeune homme cloîtré chez lui depuis près de 4 ans - un hikkikomori que ça s'appelle - qui s'est persuadé de l'existence d'une conspiration dirigée par la chaîne de télévision nationale, la Nihon Hôsô Kyôkai dit NHK, devenue dans son esprit farfelu la Nihon Hikikomori Kyôkai, rencontre une fille qui souhaite le guérir. Sujet peu commun traité avec beaucoup d'humour.
Un flot de beaux garçons au look aussi particulier qu'androgyne, des relations bien ambigües entre personne du même sexe et des histoires les plus sombres possibles, voilà comment on pourrait résumer le style de la mangaka. Et autant le dire tout de suite, il n'y a pas de miracles... du moins dans les deux premiers cas, Vampire Host se révélant plus léger que la plupart de ses séries antérieures... D'ailleurs, fait rare (sans précédent ?) chez l'auteure, le "héros" est une fille, certes complètement surexcitée mais une fille quand même. Certains affirmeront (à tort ?) que ce n'est pas le meilleur titre de son répertoire, d'autres pas spécialement réactifs à son style narratif apprécieront... J'espère.
Detroit Metal City de Kiminori Wakasugi chez 12 Bis (dont on aimerait bien qu'il se dote enfin d'un site web).
Référence explicite à Detroit Rock City du groupe Kiss, DMC raconte le quotidien d'un jeune garçon amateur de pop suédoise qui devient le chanteur déjanté d'un groupe de death metal. Contraint de jongler entre sa vie de collégien et sa "carrière" musicale, celui-ci va semble-t-il être confronté à quelques déconvenues. Le manga va, par ailleurs, bénéficier de deux adaptations, l'une animée, l'autre en live avec dans le rôle principal l'un des seuls acteurs potables des films Death Note.
Me and the devil Blues de Akira Hiramoto.
Un noir en couverture qui ressemble enfin à quelque chose ?! Normal puisque ce seinen est l'adaptation libre de l'histoire d'une légende du blues (dont l'inculte que je suis n'a jamais entendu parler) Robert Johnson... En espérant que le mangaka ne fasse pas usage du diminutif propre au nom du héros (je fais peut être une fixette sur ça mais avez-vous remarqué que les (rares) blacks dans un manga s'appelaient (presque) tous Bob ?), ce titre pourrait bien être intéressant.
Parce que c'est du Yuki Yoshihara... Non, ça ne suffit pas ? Parce que ce titre semble se démarquer, d'après quelques échos, du schéma narratif auquel elle nous avait auparavant habitués... tant que les personnages restent déjantés, ça me va.
Les "Je sais pas trop" (sait-on jamais je feuilleterais le volume à la fnac... ou en parlerais à mes bibliothécaires) :
Un drôle de père de Yumi Unita chez Akata.
Un trentenaire contraint d'élever la fille de son grand père, le jour de la mort de ce dernier. Le problème, c'est que sa... tante est de 24 ans sa cadette. Le sujet est assez original, les couvertures sont - ahhh - magnifiques mais je n'ai pas été spécialement convaincue par le chapitre de prépub' qui me rappelle trop un autre manga publié chez Panini. Après le fait que l'héroïne soit un peu moins kawaii que la gamine de Babe My love, le héros beaucoup plus vieux et que ce soit un josei peut être intéressant mais, je sais pas, ça ne m'attire pas plus que ça.
Du sous Katsura, du sous Ichigo 100% (si, si)... Bref, du sous manga de petites culottes. À réserver aux amateurs.
Étant donné que l'entreprise est en liquidation judiciaire, rappelons à ceux et surtout celles qui souhaiteraient acheter certaines de leurs séries avant leur prochaine disparition des librairies françaises, la nécessité d'éviter des mangas dont la vulgarité et le mauvais goût n'est plus à prouver comme L'amour à tout prix, Royal 17, le très répétitif Love Celeb et (à ce qu'il parait) le finalement trop convenu Forbidden Love. Et comme j'aime bien me faire de la pub, je me souviens même avoir écrit une note (cliquez, cliquez, cliquez) sur quelques uns de ces titres.
Une BD chinoise aux dessins expressifs et lumineux relatant l'histoire d'un clown acrobate manchot. J'en ferais peut être une note quand je (re)sortirai de ma crise de flemmardise... autant dire que vous allez attendre longtemps.
Je dois avouer que si la bibliothèque de mon quartier n'avait pas acheté le premier tome, je ne serais probablement pas allée au delà du chapitre publié sur le site de l'éditeur. Et sans être le manga du siècle, celui-ci s'est avéré relativement prometteur : un peu d'humour, une bonne dose de combat et des personnages attachants, ça mérite qu'on s'y accroche. Un bémol toutefois à la traduction/adaptation : je me doute bien de la difficulté de traduire certaines expressions japonaises sans en faire des tonnes, mais n'y avait-il pas moyen d'éviter les "SODETSURIKOMIGOSHI" enchaîné par un "KATAGURUMA" (et encore ça, ça va) qui même avec une note un peu plus détaillée sur la page en question n'apportent pas grand chose à l'histoire, j'aurais limite préféré une version francisée light plutôt qu'une formule de 20 syllabes dont je ne me souviendrais pas. Et je vais peut être encore chipoter mais quelqu'un (au hasard un néophyte) qui ne connaît pas la signification de sempai, il fait comment pour comprendre ce qu'est un kohai ? L'antonyme de sempai d'après la définition. Mouais, à revoir.
Les "finalement, j'aime pas trop" :
Aya conseillère culinaire de Saburo Ishikawa...
Oui, ça parle de cuisine japonaise, c'est sympa et on apprend plein de choses mais supporter pendant 5 tomes Mademoiselle je-sais-tout et j'ai-tout-le-temps-raison accompagné d'un novice surexcité qu'on se demande à chaque nouveau chapitre si il ne ferait pas mieux de changer de métier, c'est lassant.
La couverture était jolie, les bribes du manga prépubliées dans la KanaBox m'avaient énormément enthousiasmée et autant j'apprécie la manière dont l'auteure traite de la situation familiale de l'héroïne autant sa vie sentimentale me laisse de marbre surtout que celle-ci semble aller dès le premier volume vers tout ce qui m'horripile dans un shôjo à savoir l'héroïne larmoyante et les prémices d'un énième triangle amoureux *traumatisée par les derniers tomes de Peach Girl*. Après c'est sur que c'est moins niais qu'une bonne partie des mangas pour filles publiés ici et que l'idée de voir une relation évoluée sur (plus ?) d'une quinzaine d'années est intéressante mais je m'attendais néanmoins à quelque chose de moins classique. Il n'empêche que fort de son succès, un drama de 60 épisodes (!) de 25 minutes a été diffusé, l'an dernier, sur la télévision nipponne... Et mine de rien, ça n'a pas l'air mauvais
Les "y me reste à voir" :
- It's your world de Junko Kawakami. Les mésaventures d'une famille japonaise confrontée aux us et coutumes de notre chère culture.
- Les gouttes de dieu chez Glenat. Un manga sur l'œnologie qu'une pochtronne et amateur de vin qui se respecte ne peut rester indifférente. Le problème c'est que l'étudiante boursière, elle, trouve l'œuvre trop chère.
- 7 SEEDS de Yumi Tamura, tout simplement parce que je n'ai pas fini Basara et que le boulot plus que critiquable de Pika sur les premiers volumes me donne plutôt envie d'attendre une hypothétique réédition.
- Itadakimasu de Yuki Yoshihara. Parce que j'ai toujours le pressentiment que Soleil pourrait sortir un coffret du manga... un jour... Heureusement que ma bibliothèque vient de les acheter.
Bref, je ne sais pas si c'est parce que je ne lis pratiquement plus de scans, si les éditeurs maitrisent mieux leurs techniques de communication pour une licence même sans intérêt, qu'ils se sont décidés à acquérir des séries un peu plus potables que l'an dernier... ou que je suis juste obnubilée par la sortie prochaine de Yamato Nadeshiko mais hormis quelques mangas, j'ai la vague impression que les titres de cette rentrée sont moins dispensables que ceux annoncés en Janvier dernier. A voir sur la longueur, ceci dit.
On n'attendait plus sa sortie mais ce sera bientôt chose faite. Pika vient d'obtenir les droits de Yamato Nadeshiko Shichi Henge aka Perfect Girl Evolution (merci Mangaverse). L'éditeur, entre autres, de GTO (rien à voir niveau scénario mais le potentiel comique est à peu de choses près identique), rajoute ainsi à son catalogue l'un des shôjo les plus décalés du paysage manga français (dithyrambe ? Mais pas du tout "^^). "L'excellent manga d'où provient mon avatar", c'est lui !
Et pour ceux et celles qui n'en ont encore jamais entendu parler : Yamato Nadeshiko 7 Henge est une des séries en cours (d'être vraisemblablement achevée... ou pas) de 20 tomes prépubliée dans le Bessatsu Friend de la Kodansha et nous présentant une héroïne particulièrement "dark", contrainte de loger avec 4 beaux gosses, chargés de la transformer en véritable "lady" afin d'obtenir 3 ans de loyer gratos... Le résumé n'est, je vous l'accorde, pas spécialement attrayant, la base pas d'une grande originalité (d'autant que le style graphique peut déplaire) mais le développement l'est beaucoup moins. Celui-ci a, par ailleurs, bénéficié d'une adaptation animée assez désastreuse (surtout niveau chara design), d'une qualité bien en deçà de la version papier.
Bref, à tous ceux qui croient - à tort - qu'un shôjo ne se résume qu'à un beau ténébreux, une héroïne cruche et tout un tas de péripéties qui les feront terminer ensemble (lisez ça), qui ont adoré l'humour et le n'importe quoi d'Host Club, je pense que le mois d'Octobre pourra vous réserver quelques bonnes surprises.