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maevaa

Des dessins, des bulles... et des mots écrits dedans

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Real, le basket... mais pas que

  • Jul 14, 2008
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Commençons par un peu d'histoire :
Slam Dunk
Slam Dunk
Takehiko Inoue
Souvenez-vous il y a quelques années (ouais... enfin lisez ça), sortait un manga prenant pour thème un sport pas spécialement populaire au Japon... Et alors que, pour beaucoup, le basket se résumait aux informations approximatives qu'on avait de Michael Jordan (l'est noir, l'est fort, l'est riche), l'auteur, en véritable passionné, avait réussi, par son humour, un style graphique en constante progression et des matchs extrêmement réalistes, à nous faire vibrer pendant 31 tomes... Moi en tout cas et une bonne partie des japonais qui l'avait récompensé en achetant plus de 100 millions d'exemplaires de sa série, en faisant le manga le plus vendu de l'histoire en chiffre par tome devant l'incontournable Dragon Ball de Akira Toriyama.
Takehiko Inoue, par ailleurs ex-assistant du grand Tsukasa Hojo (City Hunter et Cat's Eye pour les plus connus), décide, après quelques courtes séries, de se consacrer à un autre projet, inspiré celui-là de l'œuvre d'Eiji Yoshikawa, l'excellent et (selon ses dires) épuisant Vagabond voit le jour... Et histoire de me faire un peu de pub (c'est mon blog quand même), je rappelle que j'ai écrit une note dessus... et ce n'est étonnamment pas la pire.
 
Bref, désireux de revenir à ses anciens amours et surtout son sport fétiche, Takehiko Inoue entame, en 1997, Buzzer Beater puis Real, un manga sur... l'handi-basket, comprendre le basket en fauteuil roulant. Un sujet difficile à traiter, sans tomber, comme beaucoup d'œuvres, dans la facilité à force d'abuser d'une narration pseudo-larmoyante mais dont Inoue parvient à éviter les écueils. Et l'histoire ?
Real
Real
Takehiko Inoue
Un accident de moto, un renvoi du lycée, et voilà le jeune Nomiya contraint de quitter le club de basket, laissant le champ libre au populaire et prétentieux Takahashi... Et puis il y a cette fille, Natsumi, celle qui squattait le siège arrière de sa moto et dont l'accident a provoqué la paralysie des jambes, elle n'a plus dit un mot depuis, et c'est Nomiya le responsable, SBF (Sans Boulot Fixe) à ses heures perdues, qui tente de la faire sortir de son mutisme. Sans succès. Mais c'est au cours d'une de leurs promenades qu'il entend les bribes de l'entraînement d'un jeune joueur de basket... Il s'appelle Kyoharu Tokagawa, il est en fauteuil roulant et cette rencontre est loin d'être la dernière.
 
Et en développant (un peu) ?
Difficile d'éviter la comparaison... Real parle de basket certes, et c'est sur qu'on y ressort un peu moins inculte sur les multiples règles régissant ce sport, mais tout en y apportant l'humour et le réalisme qui faisaient le charme de sa précédente série, le mangaka préfère concentrer son récit sur l'existence de ces joueurs en dehors du terrain ; leurs histoires, leurs malaises, tout y est distillé là où Slam Dunk, ses matchs de xx tomes et son esprit d'équipe exacerbé, se contentait de quelques passages sympathiques certes mais assez sommaires en comparaison du reste.
Et si certains ont, comme moi, tendance à rester de marbre devant tous ces mangas sportifs, encensés par les critiques, où des personnages ultra poseurs y racontent leurs vies (I'll), où la singularité de la narration (on ne peut pas faire plus évasif) les empêche d'apprécier quoi que ce soit de l'histoire (Ping Pong) et où une gamine lobotomisée par la danse y fait des prestations surréalistes (Subaru à partir du tome 2), Real, par la personnalité et la diversité de ses personnages, un auteur extrêmement bien renseigné et un style graphique accrocheur réussira - peut être - à vous séduire.

Real - tome 1Real - tome 2Real - tome 3Real  - tome 4Real - tome 5Real - tome 6Real - tome 7
Pour résumer, la série pourrait se diviser en un premier tome qui sans être transcendant se révèle relativement prometteur et une suite plus convaincante. C'est en vente chez Kana, toujours en cours au Japon comme en France et 7 tomes vendus à 8,50 € l'unité composent, à l'heure actuelle, son palmarès... Je sais, c'est cher mais vu la lenteur du rythme de parution (l'auteur continuant Vagabond en parallèle), le prix est largement amoindri avec le temps... Et c'est quelqu'un qui se sert allègrement dans le rayon manga de sa bibliothèque qui écrit ça (mais j'ai commencé à les acheter hein).
Post a comment Tags: basket, sport, manga, real, kana, inoue, seinen, takehiko …

Et après la Japan Expo (bis)

  • Jul 9, 2008
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Dimanche, dernier jour de la JE :
 
L'invitation gentiment fournie par la boss du Suba staff me permettant d'économiser 12 €, je fais mon entrée à 10h15... On me confie aussitôt le rôle de rabatteuse - cartes de visites à l'appui - pour la partie photo du stand, géré de main de maître par un photographe professionnel (http://photos.phil6.be/)... Il y a donc de fortes "chances" que la cinglé, à proximité des stands de fanzines, qui faisait du rentre dedans aux cosplayeurs pour les inviter à passer devant l'objectif de Phil, ce soit moi... Il est aussi probable que ce soit aussi la même personne qui ait menacée une gamine de 10 ans fan de Tokio Hotel (les Backstreet Boys, à mon époque, c'était autre chose !) ou reproché à un passant de porter le t-shirt du plus mauvais Metallica ^^".
Sinon, entre deux gaffes, je vends des book de manière parfois excessive (c'était marrant... à ce qu'il paraît), revoit des étudiants de ma promo, des gens de ma ville, d'anciens voisins, entrevoit quelques VIP et rencontre divers forumeurs (même que je n'ai pas pu m'empêcher de parler de Mike Patton à l'un d'entre eux *apprends à te taire, maevaa*)... Enfin, il n'empêche que je m'éclate toute la journée.
 
Bref, hormis les pieds en compote (comme j'ai des tendances masochistes, je portais ces magnifiques chaussures) et quelques bémols (arriverons-nous à faire comprendre aux "Free Hugs !!!" qu'ils sont has been et qu'on a d'autres choses à foutre ?), une JE plutôt sympathique (du moins ce que j'ai fait), véhiculant comme chaque année son lot de clichés, mais m'ayant permis de porter un regard plus enthousiaste sur le cosplay qui semble, chaque année, gagner en qualité... C'est impressionnant ce qu'on peut faire avec une machine à coudre, du fil et ses petites mains.
 
Autre chose... Je n'ai pas osé aller au stand de Nolife. D'une, parce qu'il y avait énormément de monde ; de deux, parce que la réponse à ma question (maintenant que vous êtes avec Ankama, les dramas, ça vous dit pas ?) m'avait déjà été fournie la veille par une fanatique des NewS, connaissant un membre de ladite chaîne... Ce qui me fait penser que j'en ai écrit des conneries sur cette note. Si certaines de ces informations sont erronées (je maîtrise encore mal le sujet, il est donc probable qu'il y ait quelques incohérences), n'hésitez pas à me corriger, hein ^^.
A titre d'exemple : My boss, My hero
A titre d'exemple : My boss, My hero
Bref, avant qu'on me le fasse remarquer, je n'avais pas vraiment fait attention au fait que la grande avalanche de licence aux US concernait uniquement les séries coréennes. Et outre une politique édtitoriale semblant donner la priorité aux k-drama, si c'est ainsi, c'est aussi en grande partie à cause des Johnny's... Vous savez ces boys band multifonctions qui chantent, dansent, jouent la comédie, n'ont jamais peur du ridicule et se retrouvent dans un nombre non négligeable de séries à succès ? Il semblerait que leurs contrats possèdent des clauses très strictes qui empêchent toute exploitation de leurs images à l'étranger... Une des raisons pour laquelle, dans les classiques "correlation chart", on ne voit jamais la photo d'un acteur issu de cette boîte de production : la preuve avec le très complet (et anglais) Drama Wiki. Donc, pour le moment, peu de chances de voir arriver de séries mettant en scène un Johnny mais il reste de l'espoir pour les autres, ceci dit (et elles sont plus nombreuses qu'il n'y paraît, en fait).
Et pour les k-drama... L'unique tentative de percée s'étant, semble-t-il, soldé par un échec, il ne faut, pour le moment, pas trop espérer... comme revoir la version papier du drama coréen le plus populaire sur le web.

 
Le Cortège des 100 démons - tome 7
Le Cortège des 100 démons - tome 7
Et pour ne pas complètement sortir du contexte, dans le box des séries (injustement) arrêtées, vient de s'ajouter l'excellent Cortège des 100 Démons chez Doki-Doki, manga à succès dans son pays d'origine ayant dernièrement bénéficié d'une adaptation live (j'ai même écrit une note longue et toute pourrie dessus, il y a un an)...
Les causes ? Classiques : ventes merdiques (700 exemplaires par tome), en dépit d'une critique unanimement conquise. On a beau s'en douter (ça faisait quand même un an qu'on attendait le tome 7), cela laisse toujours un gout amer de se voir confirmer ce qu'on craignait... 
Goong ~ Palais - tome 4
Goong ~ Palais - tome 4
D'autant qu'après Goong ~ Palais, c'est encore une de mes séries préférées qui est stoppée. C'est frustrant... et ça fait mal au porte-monnaie (surtout que ma bibliothèque les avait).
 
Pour en revenir à la JE, ceux qui n'ont pas pu (ou ne veulent pas) s'y rendre pourront, pour cause d'un tirage un peu plus élevée que l'an dernier, bientôt bénéficier de la mise en vente d'une centaine de Fan Book Fruits Basket payable par l'intermédiaire de paypal, n'hésitez pas à vous en procurer.
Pour finir, je re-pompe un peu ce que j'ai écrit sur mon forum préféré... Je remercie ceux qui ont acheté le book (surtout ceux à qui j'ai forcé la main et sournoisement caressé dans le sens du poil), ceux qui se sont fait photographier (surtout ceux que j'ai menacé) et le Suba staff pour m'avoir supportée tout un Dimanche.
A l'an prochain... peut être.
7 comments Tags: photo, drama, manga, convention, johnny's, dimanche, ichiko ima, fan book …

Et après la Japan Expo...

  • Jul 9, 2008
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Et voilà après 4 jours à temps plein, la JE a fermé ses portes dimanche... Bonne occasion pour écrire une inévitable et (comme d'hab') assez maladroite "petite" note.
 
Donc Samedi "dédicace" :
La quiche que je suis ayant réalisée un jour après que la séance de dédicaces d'Obata au Virgin s'était déroulée la veille et, par là même, que toutes perspectives d'avoir un Light sur mon Death Note seraient certainement vaines, je commençais à comprendre, grâce à ce post, que je n'avais finalement rien raté.
Car non seulement ce n'était qu'une simple signature (le dessinateur obéissant, semble-t-il, aux directives de son éditeur nippon) mais il fallait en plus acheter 2 tomes de Death Note, à la JE, pour recevoir un ex-libris d'Obata signé... Mouais.
Nakanishi - Duds Hunt
Nakanishi - Duds Hunt
Je passe mon tour et préfère me rendre à celle de Tetsuya Tsutsui au stand Ki-oon où pour cause d'oubli de Manhole, j'achète le sympathique (mais néanmoins anecdotique) Duds Hunt. Ce genre de dédicaces nécessitant, cependant, plus de temps que celle de ses confrères japonais et Tsutsui n'étant pas disponible à chaque convention à laquelle on a envie de se pointer, la file d'attente était longue et le nombre de personnes à passer forcément plus limité...
Donc après avoir patienté 2 heures et demi, dans une file d'attente essentiellement masculine (me suis re-plongé dans mon Nouvel Angyo Onshin quand ils ont commencé à parler jeux vidéos), avec la certitude que je ne pourrais passer que l'après-midi, une des filles du staff de Ki-oon prend nos noms et nous donne des numéros pour éviter la file d'attente à 14h30. 
 
Je profite donc de cette petite pause pour faire rapidement le tour des stands, histoire de voir que comme, chaque année, Manga Distribution brade ses coffrets DVD ; saluer un ancien copain de classe ; remarquer que Panini reste avant tout un vendeur de comics ; acheter 2-3 fanzines, devenir membre officiel de la Brigade SOS (comme toutes les personnes s'étant naïvement approchées de leur stand d'ailleurs) ; prendre un poster du très prometteur Otomen au stand Akata (il n'y en avait plus ni de Beck, ni du Pacte des Yokai de toutes manières) ; foncer à celui de Casterman pour obtenir un des multiples badges Skip Beat! et acheter, par la même occasion, le premier volume que je finis par lire, 5 heures plus tard, en attendant une dédicace des auteurs de Sentaï School.
Avis assez mitigé pour ce premier tome (vais quand même tester le deuxième pour me faire une opinion définitive) mais auteurs très sympathiques qui ont continué à dédicacer leurs séries bien après l'heure de fermeture... du moins jusqu'à ce qu'un vigile les prie "gentiment" d'arrêter, il était 19h45... Ouf, j'étais la dernière.
Bibi - Sentaï School
Bibi - Sentaï School

 
Post a comment Tags: manga, convention, bibi, kami, samedi, japan expo, 5 juillet, dédicace …

A l'approche de la Japan Expo...

  • Jul 1, 2008
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Lieu de promotion béni pour la cul-ture nippone mais véhiculant plus qu'ailleurs, par l'intermédiaire de ses visiteurs, tout un tas de clichés allant de l'utilisation à outrance d’un langage "manga" incompréhensible pour le commun des mortels à la geekette-lolita-goth-prépubère, la Japan Expo rouvre une année encore ses portes...
 
Japan Expo - 9e Impact
Japan Expo - 9e Impact
Et tandis que les éditeurs organisent des opérations toujours plus alléchantes et les organisateurs des activités "cul-turelles" assez diverses, les stands classés sous la bannière “amateurs” ou “jeunes artistes”, snobés par une partie des visiteurs, exposent eux aussi leurs créations : des fan art et des fanzines principalement, créés pour le plaisir et/ou destinés à promouvoir des artistes (qui par la force des choses seront peut être amené à passer pro) à des prix plus qu’abordables (enfin, ça dépend)… Animeland était de ceux-là il y a quelques années et l'hilarant Sentaï School remplissait les pages du Dream On.
 
Bien évidemment il y en a bien quelques-uns dont la réputation n’est plus à faire (en se renseignant un peu) aidés par des associations comme Meluzine, ou ceux qui aspirent (et méritent de) se faire connaître comme Ink et leur très conceptuel fanzaïne.
Et puis, il y a d’autres projets plus éphémères qu’on ne verra probablement qu’une ou deux années...

Et comme l’an dernier, je fais ma petite publicité pour le Fruits Basket Book. Un fanzine dont le premier numéro est paru à la dernière JE réalisé par des artistes - dessinateurs à leurs temps (souvent) perdus comme étudiant(e)s en école d'art - afin de rendre hommage à cet excellent manga dessiné et scénarisé par la talentueuse Natsuki Takaya... Un de ces shôjo au postulat assez classique qui s’approfondit au fil des tomes jusqu'à séduire autant les garçons que les filles par son scénario complexe, son ambiance caractéristique et ses personnages attachants (© Subafuruba)... Même que l’anime est sympa, à ce qu’il paraît.

Fruits Basket Book 2
Fruits Basket Book 2
Donc après un FB 1, en rupture à la Japan Expo 2007 et Award du meilleur fanzine puis des résultats moins concluants à la Chibi du fait du peu d’affluence ; l’équipe du site et forum Suba Furuba (un des rares supportant encore le boulet que je suis) nous revient pour son deuxième et probablement ultime Fan Book. Et cela pour seulement 5 € (c’était 4 en pré-commande mais c’était jusqu’à hier soir, désolé) nous présentant un contenu assez varié de fan art de Fruits Basket... Un jeu concours en association avec l'éditeur français Akata/Delcourt devrait d'ailleurs être organisé pour l'occasion. Bref, venez nombreux !
 
Donc tandis que certaines se perfectionneront aux côtés d’Hirano et profiteront des 4 jours de la JE, d’autres sans aucun talent (et avec pas beaucoup d'argent), essayeront de racler les fonds de leur porte-monnaies pour quelques DVD, poireauteront à des séances de dédicaces et en profiteront pour se faire exploités - de leur plein gré - sur un de ces stands en tentant d'encourager les bienheureux qui passeront par là  à acheter quelques-uns de leurs produits... ou peut être, comme l'an dernier, s'évertueront-elles à participer à l'atelier kosovar made in France de fabriques de bracelets Kyo, si ils viennent  à manquer ^^'.
 
En résumé, je sais que pas mal de gens (tout le monde ?) s'en foutent mais pour ma part, la JE, ça se passera probablement comme ça :
  • Faire mon boulet au stand du fan book
  • Acheter un des fanzaïnes de Ink
  • Ce que je trouverais de sympa dans le coin (notamment au stand de l'association Meluzine)
  • Obtenir le nouveau catalogue Pika... juste pour la satisfaction de voir Yamato Nadeshiko (Perfect Girl Evolution) dans leurs pages
  • Choper un poster de Beck et du Pacte des Yokai au stand Akata
  • Débourser 5,95 € pour le premier volume de Skip Beat! à celui de Sakka (que je ne lirais que dans 1 mois).  Tout ce que je peux en dire c’est que c'est drôle d’après ce que j’ai lu ICI, pas trop mal dessiné, ce sera bientôt adapté en anime et en drama et c’est de l’auteur de Tokyo Crazy Paradise (j'ai même écrit une note toute pourrie dessus, il y a un an).
Skip Beat - tome 1 de Yoshiki Nakamura
Skip Beat - tome 1 de Yoshiki Nakamura
Faut pas croire, l'héroïne est délirante et bien loin des cruches shôjoesques (du moins c'est ce que je lis un peu partout)
  • Saluer un ancien copain de classe
  • Vérifier si l'ambiance du stand Asuka/Kaze est toujours aussi sympathique
  • Bibi sur mon Sentaï School... Enfin, j'espère.
  • Aller faire un petit tour du côté de Tetsuya Tsutsui au stand Ki-oon (je n'ai pas beaucoup aimé Manhole mais ses one shot ont l'air pas mal)
  • Obata ! Obata ! Obata ! au stand Kana (au cas où se pointer deux heures à l'avance Jeudi au Virgin Megastor ne suffirait pas). Edit : Étant donné que le boulet que je suis s'est trompé de jour (c'était mercredi pas jeudi), ce sera à la JE (et vu le monde, il faudra lutter)
 
Si j'ai de l'argent (l'affiche de Rock En Seine étant très attirante et NTM revenant nous piquer des sous, il y aura pas mal de restrictions) :
  • Acheter des DVD d’animes chez Manga Distribution (c'est pas cher)
 
Et si j'en ai le courage (ce qui, en tant qu'éternelle suiveuse, est peu probable) :
  • Poser quelques questions à une certaine chaine de télé (maintenant que vous êtes avec Ankama, les dramas, ça vous dit pas ?)
  • Pester contre Panini et ses adaptations graphiques de merde
  • Re-faire mon boulet chez mes libraires préférés
 
Et il y a un plan très sympathique mis en ligne par le Raton-Laveur et Arez. J'y ai même appris ce qu'était le HK... A tous ceux qui veulent acheter goodies, CD et DVD de j-music, méfiez-vous des contrefaçons !
8 comments Tags: book, japan, fan, fruits basket, 2008, expo, fan book, fanzine …

Yamato Nadeshiko Shichi Henge (Perfect Girl Evolution) en France

  • Jun 21, 2008
  • 6 comments

On n'attendait plus sa sortie mais ce sera bientôt chose faite. Pika vient d'obtenir les droits de Yamato Nadeshiko Shichi Henge aka Perfect Girl Evolution (merci Mangaverse). L'éditeur, entre autres, de GTO (rien à voir niveau scénario mais le potentiel comique est à peu de choses près identique), rajoute ainsi à son catalogue l'un des shôjo les plus décalés du paysage manga français (dithyrambe ? Mais pas du tout "^^). "L'excellent manga d'où provient mon avatar", c'est lui !

Sunako en mode Super Deformé
Sunako en mode Super Deformé

Et pour ceux et celles qui n'en ont encore jamais entendu parler : Yamato Nadeshiko 7 Henge est une des séries en cours (d'être vraisemblablement achevée... ou pas) de 20 tomes prépubliée dans le Bessatsu Friend de la Kodansha et nous présentant une héroïne particulièrement "dark", contrainte de loger avec 4 beaux gosses, chargés de la transformer en véritable "lady" afin d'obtenir 3 ans de loyer gratos... Le résumé n'est, je vous l'accorde, pas spécialement attrayant, la base pas d'une grande originalité (d'autant que le style graphique peut déplaire) mais le développement l'est beaucoup moins. Celui-ci a, par ailleurs, bénéficié d'une adaptation animée assez désastreuse (surtout niveau chara design), d'une qualité bien en deçà de la version papier.

Bref, à tous ceux qui croient - à tort - qu'un shôjo ne se résume qu'à un beau ténébreux, une héroïne cruche et tout un tas de péripéties qui les feront terminer ensemble (lisez ça), qui ont adoré l'humour et le n'importe quoi d'Host Club, je pense que le mois d'Octobre pourra vous réserver quelques bonnes surprises.

6 comments Tags: manga, humour, perfect girl evolution, tomoko, licence, pika, kodansha, yamato nadeshiko shichi henge …

Fleur

  • Jun 11, 2008
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Un manhwa aux allures poétiques qui aurait pu s'inscrire dans ces ouvrages pas spécialement transcendants mais relatant des faits historiques si douloureux qu'aucune critique n'ose en dire du mal.

FLEUR de Park Kun-woong - Coffret 3 tomes
FLEUR de Park Kun-woong - Coffret 3 tomes

Sorti fin Novembre 2006 en coffret 3 tomes et issu de la collection Écritures de Casterman, Fleur de Park Kun-woong dépeint un des traumatismes les plus marquants de la Corée du XXe siècle, mémoire d'un pays occupée puis victime de la situation géopolitique résultant de la Seconde Guerre Mondiale...

Première chose qui surprend : le graphisme, une flopée de couleurs qui intrigue et un style similaire à de la peinture sur bois (l'estampe que ça s'appelle)... Un effet de style ? Ou plutôt une manière de graver l'histoire, de ne pas oublier ? Quoiqu'il en soit le rendu est magnifique.

Puis, on lit le premier tome... Muet (ou presque) comme la preuve implicite d'un pays qui subit... ou d'un homme qui ne veut rien dire ; l'auteur débutant son récit, à travers le regard désenchanté d'un vieillard emprisonné qui se souvient de son passé : souvenirs heureux puis tristes et pathétiques.
L'histoire se poursuit au volume 2 qui même s'il se révèle moins passionnant possède le mérite de pouvoir enfin mettre des noms à ces personnages frustrés qui défilent mais trouvant l'espoir dans une nouvelle idéologie. Fini la soumission, ils réagissent, se battent, "parlent". Ainsi d'une vision qui aurait pu être purement politique, l'auteur adopte ici un angle singulier et s'attache à développer la souffrance d'hommes diabolisés qui luttaient pour une Corée unie.
L'occupation, la séparation et la guerre, Fleur s'achève... Et même si la structure narrative n'est pas s'en rappeler un certain Tombeau des Lucioles, l'œuvre n'en est pas moins tout aussi émouvante.

Quoiqu'il en soit, les 3 tomes sont, à l'heure actuelle, toujours disponibles à 19 (pour le volume 2) et 22 € (les 2 autres) ; le coffret s'élevant à la "modique" somme de 69 € (je dédie cette note à la bibliothèque de mon quartier) pour 3 pavés d'environ 300 pages couleur, qui au vu du format (2 à 3 fois plus gros que celui d'une BD classique) et de l'excellent travail fourni par Casterman valent "malheureusement" très bien leurs prix.
Un petit bémol cependant aux préfaces des deux premiers volumes qui sont certes très bien écrites mais dont on sort avec l'horrible impression de s'être fait spoiler les 3/4 du volume (ce que je ne fais pas (beaucoup) malgré les apparences)... Surtout que le mutisme du tome 1 se révèle être un des principaux charmes du début de ce manhwa.

FLEUR de Park Kun-woong - tome 1FLEUR de Park Kun-woong - Tome 2FLEUR de Park Kun-woong - tome 3


Et petit HS : Contrairement à la fréquence de mes notes, je réactualise assez souvent mon blog. Si si, en y mettant de la musique, des images, des bouquins etc... Mais mon Vox étant en grande partie consacré à la BD asiatique en plus du fait que je ne suis pas toujours motivée pour écrire une note sur chaque truc que j'ai lu et/ou apprécié, hormis quelques exceptions (genre claque démentielle) ou à moins que Patton ou un musicos (presque) aussi talentueux ne collabore avec l'auteur de BECK (très peu de chances que cela arrive), il est fort probable qu'il en soit toujours ainsi.
D'ailleurs (et c'est là où je voulais en venir), quelques titres de Peeping Tom, le projet pop de Patton avec (notamment) un duo avec la très lascive (!) Norah Jones *suggestion très racoleuse* et du projet world de Serj Tankian, Serart... entre autres, remplissent actuellement les multiples pages de mon vox... Ne vous privez pas pour les écouter hein "^^.

Post a comment Tags: park, fleur, occupation, kun, japon, manhwa, politique, guerre …

S.A s'anime

  • May 26, 2008
  • 2 comments

Souvenez-vous il y a quelques mois (ouais... enfin lisez les pages précédentes), à l'époque où je hantais encore la plateforme blog de Microsoft, je postais une note sur un manga découvert de manière "pas très légale" et qui, en dépit de l'intérêt discutable de ses premiers chapitres, m'avait beaucoup plu... Du moins les deux premiers tomes. *pas envie de trop me spoiler si ça vient à sortir en France*

Quelques couvertures du Hana to Yume plus tard, 3 tomes et l'acquisition des droits par Viz Media aux States, un animé voit le jour... Et comme pour toutes adaptations, se pose alors l'inévitable question "Sert-elle la version papier... ou pas ?"

S.A s'anime
S.A s'anime

Eh bien après 5 épisodes, si vous vous demandez comment saborder le potentiel humoristique d'un manga avec son anime alors Gonzo et AIC pourraient être d'éminents professeurs.
La recette est simple : faites quelques raccourcis, sautez des chapitres, modifiez le scénario là où ça n'est pas nécessaire, allongez-le là où ça l'est encore moins et accentuez ostensiblement le côté agaçant de tous les personnages.

Tout commençait pourtant bien, le chara design n'était certes pas extraordinaire, mais accompagné d'une bonne publicité (suffisait de voir le nombre de produits dérivés disponibles avant la diffusion), de seiyū relativement prestigieux (certains auront peut être noté la présence de Yuko Goto, doubleuse émérite de Mikuru Asahina et interprète des opening/ending de "La Mélancolie d'Haruhi Suzumiya"), d'un budget honorable, enfin de quelques atouts qui peuvent (a priori) faire d'un manga à succès, un anime... à succès, celui-ci se classait dans le rang des adaptations TV les plus attendues de ce printemps.

Mais déjà que Special A (ou S.A pour faire court) se démarquait plus par ses éléments comiques que par sa grande originalité ; eh bien Gonzo est parvenu en quelques épisodes à souligner la plupart des faiblesses de la version papier et accentuer à l'extrême une ressemblance avec Host Club, déjà palpable dans les premiers chapitres de la série... Vous comprenez pourquoi tout le monde n'adhère pas forcément au départ ?

Ouran High School Host Club
Ouran High School Host Club
Un petit air de déjà vu ?
Special A-class
Special A-class

Les 7 membres de S.A
Les 7 membres de S.A

Quant aux personnages... Hikari qui, par sa persévérance et son manque de clairvoyance, était la cause, dans le manga, d'une bonne partie des rires, est exaspérante ; l'impassible Kei, dont le comportement ambivalent suscitait la sympathie, présente ici peu d'intérêt et même si le trio des inséparables s'avère relativement fidèle à la version originale, était-ce bien nécessaire d'exacerber le côté fanatico-protecteur d'Akira et la désinvolture de Tadashi ?

"Special days" de Yuko Goto
"Special days" de Yuko Goto

Ajoutons au (presque) désastre, une bande son plus que passable : l'opening/ending même après plusieurs écoutes s'avèrent toujours aussi désagréables ; la pseudo musique mélancolique accompagnant tous les passages super sérieux donnant le coup de grâce final.
Et l'humour... Gonzo ayant modifié tous les éléments comiques du manga, cela verse plus dans la caricature mièvre qu'autre chose donc disons qu'il arrive qu'en 5 épisodes (parfois) on sourit.

Bref, à trop vouloir pomper sur les autres, l'anime s'apparente plus à une comédie romantique aux faux airs d'Host Club. Ça aurait peut être pu être meilleur... avec une autre équipe.
Le seul point positif... Un graphisme qui se bonifie au fil des épisodes.

Et pour ceux et celles qui veulent découvrir S.A légalement, Viz Media, l'éditeur américain a mis en ligne, les premières pages du manga ICI. Pas foncièrement accrocheur au début mais les chapitres suivants (ou le volume 2, ça dépend des gens) sont bien meilleurs.

Edit : Et en ce 1er Juin, MANE annonce l'achat des droits du manga par Tonkam... Le premier tome pour la Japan Expo ? Non, ne rêvons pas. Enfin, si la série marche, on aura peut être droit à des jolis marque-pages gratos à la boutique Tonkam.

2 comments Tags: gonzo, anime, ouran, ouran high school host club, host club, aic, special a, minami maki …

Jurassic 5 ou le rap (pas) gangsta

  • May 8, 2008
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Je mettais promis de ne jamais faire de notes portant sur la fameuse vidéo Youtube qu'on trouve super drôle ou qui fait grave réfléchir (n'y voyez aucune méchanceté, je ne suis juste pas très à l'aise dans ce genre d'exercices) mais coup de cœur oblige, et bon prétexte pour parler de ma dernière bonne surprise musicale.

Pour retomber dans mes classiques, cela commence avec Serj Tankian, plus précisément Axis Of Justice, l'association politique qu'il a fondée avec Tom Morello, le guitariste de Rage Against The Machine et Audioslave diplômé d'Harvard.

Freedom live
Freedom live
Axis Of Justice (Jurassic 5)

En 2004, sort l'album Concert Series Volume 1 qui regroupe, comme son nom l'indique, une série de concerts organisée autour de la baie de Los Angeles, où apparaît entre autres Flea des Red Hot Chili Peppers, Maynard James Keenan de Tool et - nous y voilà - les Jurassic 5 avec les titres Freedom et What's Golden.
Bien évidemment, Skyrock trop occupée à encenser Booba et 50 Cent n'a jamais eu le bon goût de diffuser quoi que ce soit de ce groupe, et en dépit de quelques passages sur Génération (même si d'après quelques échos, elle fait moins "alternative à Skybeurk" qu'il y a 6-7 ans) et d'un succès d'estime, on ne peut pas dire qu'on en ait beaucoup entendu parler... à moins que mon engouement pour le rock m'est fait passer à côté du buzz... J'en doute. 

Bref, Jurassic 5 c'est au départ 6 membres (5 en 2006) aux noms pas spécialement mémorisables : 4 rappeurs (Chali 2na, Akil, Zaakir, Mark 7evenet) et 2 DJ (Cut Chemist, Nu-Mark) qui officient ensemble dans le milieu underground américain depuis une dizaine d'années... ou plutôt officiaient, le groupe ayant annoncé sa séparation il y a 1 an, quelques discordes et l'inexorable appel à la carrière solo ayant plus ou moins accéléré leur fin (et il faut que je les découvre une fois leur tournée finale achevée *verse une larme*).

Power In Numbers
Power In Numbers
Jurassic 5

Enfin, tout cela n'empêche pas leurs "4" albums de bénéficier de critiques relativement élogieuses, la presse musicale y voyant - à raison - une alternative au gangsta rap à deux balles qui hantent les ondes télévisées et radiophoniques.
Power In Numbers sorti en 2004 en est d'ailleurs le parfait exemple... Incisif, groovy et engagé, mélange de rap et de sons plus funk dans la grande lignée des quelques "papy" du hip hop tels The Roots ou De la Soul, le CD se targue le mérite de posséder quelques duos de qualité notamment le très accrocheur Thin Line featuring Nelly Furtado (au temps où elle se prenait encore pour un oiseau) qui s'impose comme une des plus belles réussites de cet album. Le tout sorti à une époque où même les meilleurs d'autrefois se mettaient (mettent ?) à faire de la mer... de la musique plus accessible "à ce que veulent les jeunes".

La preuve avec Work It Out, le premier titre extrait de leur dernier et ultime LP Feedback sorti en 2006... Bush et son administration ridiculisés par un groupe de rap : c'est con, totalement absurde... et surtout très drôle. Soyez attentifs, vous passeriez (comme moi) à côté de pas mal de références.

Work it out - Jurassic 5 & Dave Mattews Band

Petite précision : c'est un metalleux (grand amateur de Mike Patton... on oublie pas les classiques hein "^^) qui m'a prêté leurs albums, alors bon une entorse à son style de musique habituel, c'est sympa des fois...

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Deux comic books

  • Apr 21, 2008
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Originaux qui plus est.  Parce que tous ne se résument pas à une suite de super-héros aux combinaisons hyper (pas) classes et des rebondissements alambiqués. La preuve avec ces deux-là...

Ex Machina
Ex Machina
Brian K Vaughan/Tonny Harris

Prenons les États-Unis, intéressons-nous à la ville symbole du capitalisme américain mais aussi (d'après les séries télé) du crime et de la délinquance en tout genre. Donc quoi de plus logique que de soulager des institutions débordées... Et pour le faire ? Des commandos surentraînés, d'autres divisions spéciales, le syndrome bisounours... Non, sur ce coup il n'y a pas de miracles... Un super-héros, alias L'Illustre Machine, un trentenaire qui, à la suite d'un accident, a le pouvoir de contrôler tous dispositifs faisant un tant soit peu appel aux avancées technologiques humaines. Et que penserez-vous si notre cher héros - Mitchell Hundred qu'il s'appelle - au lieu de continuer à défendre la veuve et l'orphelin dans l'ombre comme toutes les générations de super-héros avant lui décidait de lever le masque pour se présenter au poste... de maire de New York.

Développons (un peu)...
Pas de patriotisme exacerbé, ni de discours grandiloquents sur l'intégrité en politique, ce maire-ci se veut pragmatique et si il se montre désireux de tenir ses engagements, sa politique de communication est loin d'être aussi révolutionnaire : un peu de langue de bois, un soupçon de démagogie, de manipulation des médias avec autant de charisme qu'un Sarkosy (le côté connard en moins). Seulement, son statut de super-héros et pilier des secours du 11 Septembre, lui ayant permis de se faire élire, il dispose d'un capital sympathie plus que conséquent. Mais quand on souhaite procéder à des réformes, que des capacités, obtenues de la plus mystérieuse des façons, nous rangent au statut de surhomme et que... tout le monde le sait, difficile d'en assumer tous les désagréments, d'autant que si dans la rue, les criminels ne font aucune pitié, les politiciens sont peut être bien pires...
Chronique d'un ex super-héros désabusé propulsé maire de New York (pas de spoils, tout est dans le premier chapitre), Ex Machina nous entraîne, avec un certain réalisme, dans les coulisses du pouvoir politique abordant tant de sujets fantastiques que d'autres plus d'actualité. Se pourrait-il que les géants du comics aient enfin trouvé une série se démarquant un tant soit peu du genre ? Il semble que oui.

Et pour ceux que cela intéresse... La BD a reçu le prix Eisner de la meilleure nouvelle série en 2005 et Brian K. Vaughan celui du meilleur scénariste avec deux autres de ses comics ; l'auteur travaillant en parallèle sur certains scripts de la série Lost (serait-elle devenue moins chiante... depuis la première saison ?) et un des arcs de la version comics de Buffy contre les vampires, le second tome d'Ex Machina étant par ailleurs préfacé par les célèbres frères Wachowski (Matrix !!!).
Quant au reste... La série compte aujourd'hui 6 tomes, est toujours en cours et parait au rythme d'un chapitre par mois. En France, après une première parution en 2005 au prix (inabordable) de 25 €, elle se voit arrêtée... Avant d'être finalement rééditée, deux ans plus tard, par Panini Comics au prix de 12 puis 13 €... Mais pourquoi ne font-ils du bon boulot que pour ce genre de BD ?!


Midnight Nation
Midnight Nation
J. Michael Straczynski/Gary Frank

Second comic... Midnight Nation dont la dissolution de la maison d'édition fait que les 3 tomes composant la série ne sont plus disponibles que sur le site de la FNAC à 9,41 € (et frais de port gratos).

Profil du héros : Un classique
David Grey, un inspecteur de police mettant son boulot au centre de ses priorités. Accumule les heures sup', hygiène parfois douteuse, abuse de la caféine, bouffe n'importe quoi, mourra jeune.
Sa femme l'a quitté. Sujet probablement en manque, bosse plus pour oublier, mourra jeune.
Et pas qu'il s'en fout mais le boulot primant avant tout, il ne se bouge pas pour la faire revenir. Orgueil et dignité mal placés, donne l'illusion d'aller bien, mourra jeune.

Ce qui se passe :
C'est à la suite du meurtre d'un jeune noir et d'une interpellation ayant mal tourné qu'il se retrouve propulsé dans l'entre-deux-mondes et amené à se poser tout un tas de questions... Non, rien à voir avec le purgatoire.

Développons (encore) un peu...
Pas de politique, ni de super-héros cette fois, juste un homme seul (ou presque) chargé d'une mission qui déterminera sa survie dans l'espèce humaine. J'avais un avis assez mitigé à la fin de ce premier tome : parfois maladroit (conventionnel ?) dans sa manière d'aborder la psychologie des personnages, certains aspects du scénario me faisaient aussi penser à un des épisodes de la saison 1 de Buffy contre les vampires. Les fans de la série (ou ceux qui comme moi ont été marqués par cet épisode) trouveront peut être un air de déjà vu... Et pourtant on se rend finalement bien vite compte que l'histoire n'a pas grand chose à voir avec la tueuse en chef des suceurs de sang.
Portrait d'une Amérique faite de laissés pour compte sous fond de road movie et de références bibliques, Midnignt Nation intrigue, par des dessins expressifs, un scénario efficace où se mêlent action et examens de conscience réussissant avec brio à offrir un comic sans temps mort, sortant assurément des sentiers battus.

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Mercredi dernier, j'ai été...

  • Mar 24, 2008
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