Sinon, entre deux gaffes, je vends des book de manière parfois excessive (c'était marrant... à ce qu'il paraît), revoit des étudiants de ma promo, des gens de ma ville, d'anciens voisins, entrevoit quelques VIP et rencontre divers forumeurs (même que je n'ai pas pu m'empêcher de parler de Mike Patton à l'un d'entre eux *apprends à te taire, maevaa*)... Enfin, il n'empêche que je m'éclate toute la journée.
Les causes ? Classiques : ventes merdiques (700 exemplaires par tome), en dépit d'une critique unanimement conquise. On a beau s'en douter (ça faisait quand même un an qu'on attendait le tome 7), cela laisse toujours un gout amer de se voir confirmer ce qu'on craignait... D'autant qu'après Goong ~ Palais, c'est encore une de mes séries préférées qui est stoppée. C'est frustrant... et ça fait mal au porte-monnaie (surtout que ma bibliothèque les avait).
Et comme l’an dernier, je fais ma petite publicité pour le Fruits Basket Book. Un fanzine dont le premier numéro est paru à la dernière JE réalisé par des artistes - dessinateurs à leurs temps (souvent) perdus comme étudiant(e)s en école d'art - afin de rendre hommage à cet excellent manga dessiné et scénarisé par la talentueuse Natsuki Takaya... Un de ces shôjo au postulat assez classique qui s’approfondit au fil des tomes jusqu'à séduire autant les garçons que les filles par son scénario complexe, son ambiance caractéristique et ses personnages attachants (© Subafuruba)... Même que l’anime est sympa, à ce qu’il paraît.
- Faire mon boulet au stand du fan book
- Acheter un des fanzaïnes de Ink
- Ce que je trouverais de sympa dans le coin (notamment au stand de l'association Meluzine)
- Obtenir le nouveau catalogue Pika... juste pour la satisfaction de voir Yamato Nadeshiko (Perfect Girl Evolution) dans leurs pages
- Choper un poster de Beck et du Pacte des
Yokai au stand
Akata
- Débourser 5,95 € pour le premier volume de Skip Beat! à celui de Sakka (que je ne lirais que dans 1 mois). Tout ce que je peux en dire c’est que c'est drôle d’après ce que j’ai lu ICI, pas trop mal dessiné, ce sera bientôt adapté en anime et en drama et c’est de l’auteur de Tokyo Crazy Paradise (j'ai même écrit une note toute pourrie dessus, il y a un an).
- Saluer un ancien copain de classe
- Vérifier si l'ambiance du stand Asuka/Kaze est toujours aussi sympathique
- Bibi sur mon Sentaï School... Enfin, j'espère.
- Aller faire un petit tour du côté de Tetsuya Tsutsui au stand Ki-oon (je n'ai pas beaucoup aimé Manhole mais ses one shot ont l'air pas mal)
- Obata ! Obata ! Obata ! au stand Kana (au cas où se pointer deux heures à l'avance Jeudi au Virgin Megastor ne suffirait pas). Edit : Étant donné que le boulet que je suis s'est trompé de jour (c'était mercredi pas jeudi), ce sera à la JE (et vu le monde, il faudra lutter)
- Acheter des DVD d’animes chez Manga Distribution (c'est pas cher)
- Poser quelques questions à une certaine chaine de télé (maintenant que vous êtes avec Ankama, les dramas, ça vous dit pas ?)
- Pester contre Panini et ses adaptations graphiques de merde
- Re-faire mon boulet chez mes libraires préférés
On n'attendait plus sa sortie mais ce sera bientôt chose faite. Pika vient d'obtenir les droits de Yamato Nadeshiko Shichi Henge aka Perfect Girl Evolution (merci Mangaverse). L'éditeur, entre autres, de GTO (rien à voir niveau scénario mais le potentiel comique est à peu de choses près identique), rajoute ainsi à son catalogue l'un des shôjo les plus décalés du paysage manga français (dithyrambe ? Mais pas du tout "^^). "L'excellent manga d'où provient mon avatar", c'est lui !
Et pour ceux et celles qui n'en ont encore jamais entendu parler : Yamato Nadeshiko 7 Henge est une des séries en cours (d'être vraisemblablement achevée... ou pas) de 20 tomes prépubliée dans le Bessatsu Friend de la Kodansha et nous présentant une héroïne particulièrement "dark", contrainte de loger avec 4 beaux gosses, chargés de la transformer en véritable "lady" afin d'obtenir 3 ans de loyer gratos... Le résumé n'est, je vous l'accorde, pas spécialement attrayant, la base pas d'une grande originalité (d'autant que le style graphique peut déplaire) mais le développement l'est beaucoup moins. Celui-ci a, par ailleurs, bénéficié d'une adaptation animée assez désastreuse (surtout niveau chara design), d'une qualité bien en deçà de la version papier.
Bref, à tous ceux qui croient - à tort - qu'un shôjo ne se résume qu'à un beau ténébreux, une héroïne cruche et tout un tas de péripéties qui les feront terminer ensemble (lisez ça), qui ont adoré l'humour et le n'importe quoi d'Host Club, je pense que le mois d'Octobre pourra vous réserver quelques bonnes surprises.
Un manhwa aux allures poétiques qui aurait pu s'inscrire dans
ces ouvrages pas spécialement transcendants mais relatant des faits historiques
si douloureux qu'aucune critique n'ose en dire du mal.
Sorti fin Novembre 2006 en coffret 3 tomes et issu de la collection Écritures de Casterman, Fleur de Park Kun-woong dépeint un des traumatismes les plus marquants de la Corée du XXe siècle, mémoire d'un pays occupée puis victime de la situation géopolitique résultant de la Seconde Guerre Mondiale...
Première chose qui surprend : le graphisme, une flopée de couleurs qui intrigue et un style similaire à de la peinture sur bois (l'estampe que ça s'appelle)... Un effet de style ? Ou plutôt une manière de graver l'histoire, de ne pas oublier ? Quoiqu'il en soit le rendu est magnifique.
Puis, on lit le premier tome... Muet (ou presque) comme la
preuve implicite d'un pays qui subit... ou d'un homme qui ne veut rien dire ; l'auteur débutant son récit, à
travers le regard désenchanté d'un vieillard emprisonné qui se souvient de son
passé : souvenirs heureux puis tristes et pathétiques.
L'histoire se
poursuit au volume 2 qui même s'il se révèle moins passionnant
possède le mérite de pouvoir enfin mettre des noms à ces personnages frustrés
qui défilent mais trouvant l'espoir dans une nouvelle idéologie. Fini la
soumission, ils réagissent, se battent, "parlent". Ainsi d'une vision qui aurait pu être purement
politique, l'auteur adopte ici un angle singulier et s'attache à développer la
souffrance d'hommes diabolisés qui luttaient pour une Corée unie.
L'occupation, la séparation et la guerre, Fleur s'achève... Et même si
la structure narrative n'est pas s'en rappeler un certain Tombeau
des Lucioles, l'œuvre n'en est pas moins tout aussi émouvante.
Quoiqu'il en soit, les 3 tomes sont, à l'heure actuelle,
toujours disponibles à 19 (pour le volume 2) et 22 € (les 2 autres) ; le
coffret s'élevant à la "modique" somme de 69 € (je dédie cette note à la
bibliothèque de mon quartier) pour 3 pavés d'environ 300 pages couleur, qui au
vu du format (2 à 3 fois plus gros que celui d'une BD classique) et de
l'excellent travail fourni par Casterman valent "malheureusement" très bien leurs
prix.
Un
petit bémol cependant aux préfaces des deux premiers volumes qui sont
certes très bien écrites mais dont on sort avec l'horrible impression
de s'être fait spoiler les 3/4 du volume (ce que je ne fais pas
(beaucoup) malgré les apparences)... Surtout que le mutisme du tome 1
se révèle être un des principaux charmes du début de ce manhwa.
Et petit HS : Contrairement à la fréquence de mes notes, je réactualise assez souvent mon
blog. Si si, en y mettant de la musique, des images, des bouquins etc... Mais mon
Vox étant en grande partie consacré à la BD asiatique en plus du fait que je ne
suis pas toujours motivée pour écrire une note sur chaque truc que j'ai lu
et/ou apprécié, hormis quelques exceptions (genre claque démentielle) ou à
moins que Patton
ou un musicos (presque) aussi talentueux ne collabore avec l'auteur de BECK (très peu de chances que cela
arrive), il est fort probable qu'il en soit toujours ainsi.
D'ailleurs (et c'est
là où je voulais en venir), quelques titres de Peeping
Tom, le projet pop de Patton avec (notamment) un duo
avec la très lascive (!) Norah Jones *suggestion très racoleuse* et du
projet world de Serj
Tankian, Serart...
entre autres, remplissent actuellement les multiples pages de mon vox... Ne vous
privez pas pour les écouter hein "^^.
Souvenez-vous il y a quelques mois (ouais... enfin lisez les pages précédentes), à l'époque où je hantais encore la plateforme blog de Microsoft, je postais une note sur un manga découvert de manière "pas très légale" et qui, en dépit de l'intérêt discutable de ses premiers chapitres, m'avait beaucoup plu... Du moins les deux premiers tomes. *pas envie de trop me spoiler si ça vient à sortir en France*
Quelques couvertures du Hana to Yume plus tard, 3 tomes et l'acquisition des droits par Viz
Media aux States, un animé
voit le jour... Et comme pour toutes adaptations, se pose alors l'inévitable
question "Sert-elle la version papier... ou pas ?"
Eh bien après 5 épisodes, si vous vous demandez
comment saborder le potentiel humoristique d'un manga avec son anime alors Gonzo
et AIC pourraient être d'éminents professeurs.
La recette est simple : faites quelques raccourcis, sautez des
chapitres, modifiez le scénario là où ça n'est pas nécessaire, allongez-le là où
ça l'est encore moins et accentuez ostensiblement le côté agaçant de tous les
personnages.
Tout commençait pourtant bien, le chara design n'était certes pas extraordinaire, mais accompagné d'une bonne publicité (suffisait de voir le nombre de produits dérivés disponibles avant la diffusion), de seiyū relativement prestigieux (certains auront peut être noté la présence de Yuko Goto, doubleuse émérite de Mikuru Asahina et interprète des opening/ending de "La Mélancolie d'Haruhi Suzumiya"), d'un budget honorable, enfin de quelques atouts qui peuvent (a priori) faire d'un manga à succès, un anime... à succès, celui-ci se classait dans le rang des adaptations TV les plus attendues de ce printemps.
Mais déjà que Special A (ou S.A pour faire court) se démarquait plus par ses éléments comiques que par sa grande originalité ; eh bien Gonzo est parvenu en quelques épisodes à souligner la plupart des faiblesses de la version papier et accentuer à l'extrême une ressemblance avec Host Club, déjà palpable dans les premiers chapitres de la série... Vous comprenez pourquoi tout le monde n'adhère pas forcément au départ ?
Quant aux personnages... Hikari qui, par sa persévérance et son manque de clairvoyance, était la cause, dans le manga, d'une bonne partie des rires, est exaspérante ; l'impassible Kei, dont le comportement ambivalent suscitait la sympathie, présente ici peu d'intérêt et même si le trio des inséparables s'avère relativement fidèle à la version originale, était-ce bien nécessaire d'exacerber le côté fanatico-protecteur d'Akira et la désinvolture de Tadashi ?
Ajoutons au (presque) désastre,
une bande son plus que passable : l'opening/ending même après plusieurs écoutes
s'avèrent toujours aussi désagréables ; la pseudo musique mélancolique
accompagnant tous les passages super sérieux donnant le coup de grâce final.
Et
l'humour... Gonzo ayant modifié tous les éléments comiques du manga, cela verse
plus dans la caricature mièvre qu'autre chose donc disons qu'il arrive qu'en 5
épisodes (parfois) on sourit.
Bref, à trop vouloir pomper sur les autres, l'anime s'apparente
plus à une comédie romantique aux faux airs d'Host Club. Ça aurait peut être
pu être meilleur... avec une autre équipe.
Le seul point positif... Un graphisme qui se bonifie au fil des
épisodes.
Et pour ceux et celles qui veulent découvrir S.A légalement, Viz Media, l'éditeur américain a mis en ligne, les premières pages du manga ICI. Pas foncièrement accrocheur au début mais les chapitres suivants (ou le volume 2, ça dépend des gens) sont bien meilleurs.
Edit : Et en ce 1er Juin, MANE annonce l'achat des droits du manga par Tonkam... Le premier tome pour la Japan Expo ? Non, ne rêvons pas. Enfin, si la série marche, on aura peut être droit à des jolis marque-pages gratos à la boutique Tonkam.
Je mettais promis de ne jamais faire de notes portant sur la fameuse vidéo Youtube qu'on trouve super drôle ou qui fait grave réfléchir (n'y voyez aucune méchanceté, je ne suis juste pas très à l'aise dans ce genre d'exercices) mais coup de cœur oblige, et bon prétexte pour parler de ma dernière bonne surprise musicale.
Pour retomber dans mes classiques, cela commence avec Serj Tankian, plus précisément Axis Of Justice, l'association
politique qu'il a fondée avec Tom Morello, le guitariste
de Rage Against The Machine et Audioslave diplômé d'Harvard.
En 2004, sort
l'album Concert
Series Volume 1 qui regroupe, comme son nom l'indique, une série de concerts
organisée autour de la baie de Los Angeles, où apparaît entre autres Flea des Red
Hot Chili Peppers, Maynard James Keenan de Tool et - nous y voilà - les
Jurassic 5 avec les titres Freedom et What's Golden.
Bien
évidemment, Skyrock trop occupée à encenser Booba et 50 Cent n'a jamais eu le bon goût de diffuser quoi
que ce soit de ce groupe, et en dépit de quelques passages sur Génération (même si d'après quelques échos,
elle fait moins "alternative à Skybeurk" qu'il y a 6-7 ans) et d'un succès
d'estime, on ne peut pas dire qu'on en ait beaucoup entendu parler... à moins
que mon engouement pour le rock m'est fait passer à côté du buzz... J'en
doute.
Bref, Jurassic 5 c'est au départ 6 membres (5 en 2006) aux noms pas spécialement mémorisables : 4 rappeurs (Chali 2na, Akil, Zaakir, Mark 7evenet) et 2 DJ (Cut Chemist, Nu-Mark) qui officient ensemble dans le milieu underground américain depuis une dizaine d'années... ou plutôt officiaient, le groupe ayant annoncé sa séparation il y a 1 an, quelques discordes et l'inexorable appel à la carrière solo ayant plus ou moins accéléré leur fin (et il faut que je les découvre une fois leur tournée finale achevée *verse une larme*).
Enfin, tout cela n'empêche pas leurs "4" albums de bénéficier de critiques relativement élogieuses,
la presse musicale y voyant - à raison - une alternative au gangsta rap à deux
balles qui hantent les ondes télévisées et radiophoniques.
Power In Numbers
sorti en 2004 en est d'ailleurs le parfait exemple... Incisif, groovy et engagé,
mélange de rap et de sons plus funk dans la grande lignée des quelques "papy" du
hip hop tels The Roots ou
De la Soul, le CD se
targue le mérite de posséder quelques duos de qualité notamment le très
accrocheur Thin
Line featuring Nelly Furtado (au temps où elle se prenait encore pour un
oiseau) qui s'impose comme une des plus belles réussites de cet album. Le
tout sorti à une époque où même les meilleurs d'autrefois se mettaient (mettent
?) à faire de la mer... de la musique plus accessible "à ce que veulent les
jeunes".
La preuve avec Work It Out, le premier titre extrait de leur dernier et ultime LP Feedback sorti en 2006... Bush et son administration ridiculisés par un groupe de rap : c'est con, totalement absurde... et surtout très drôle. Soyez attentifs, vous passeriez (comme moi) à côté de pas mal de références.
Petite précision : c'est un metalleux (grand amateur de Mike Patton... on oublie pas les classiques hein "^^) qui m'a prêté leurs albums, alors bon une entorse à son style de musique habituel, c'est sympa des fois...
Originaux qui plus est. Parce que tous ne se résument pas à une suite de super-héros aux combinaisons hyper (pas) classes et des rebondissements alambiqués. La preuve avec ces deux-là...
Prenons les États-Unis, intéressons-nous à la ville symbole du capitalisme américain mais aussi (d'après les séries télé) du crime et de la délinquance en tout genre. Donc quoi de plus logique que de soulager des institutions débordées... Et pour le faire ? Des commandos surentraînés, d'autres divisions spéciales, le syndrome bisounours... Non, sur ce coup il n'y a pas de miracles... Un super-héros, alias L'Illustre Machine, un trentenaire qui, à la suite d'un accident, a le pouvoir de contrôler tous dispositifs faisant un tant soit peu appel aux avancées technologiques humaines. Et que penserez-vous si notre cher héros - Mitchell Hundred qu'il s'appelle - au lieu de continuer à défendre la veuve et l'orphelin dans l'ombre comme toutes les générations de super-héros avant lui décidait de lever le masque pour se présenter au poste... de maire de New York.
Développons (un peu)...
Pas de patriotisme exacerbé, ni de discours grandiloquents sur
l'intégrité en politique, ce maire-ci se veut pragmatique et si il se montre
désireux de tenir ses engagements, sa politique de communication est loin d'être
aussi révolutionnaire : un peu de langue de bois, un soupçon de démagogie, de
manipulation des médias avec autant de charisme qu'un Sarkosy (le côté connard
en moins). Seulement, son statut de super-héros et pilier des secours du 11
Septembre, lui ayant permis de se faire élire, il dispose d'un capital sympathie
plus que conséquent. Mais quand on souhaite procéder à des réformes, que des
capacités, obtenues de la plus mystérieuse des façons, nous rangent au statut de
surhomme et que... tout le monde le sait, difficile d'en assumer tous les
désagréments, d'autant que si dans la rue, les criminels ne font aucune pitié,
les politiciens sont peut être bien pires...
Chronique d'un ex super-héros désabusé propulsé maire de New
York (pas de spoils, tout est dans le premier chapitre), Ex Machina nous
entraîne, avec un certain réalisme, dans les coulisses du pouvoir politique
abordant tant de sujets fantastiques que d'autres plus d'actualité. Se
pourrait-il que les géants du comics aient enfin trouvé une série se démarquant
un tant soit peu du genre ? Il semble que oui.
Et pour ceux que cela intéresse... La BD a reçu le prix Eisner
de la meilleure nouvelle série en 2005 et Brian K.
Vaughan celui du meilleur scénariste avec deux autres de ses comics ;
l'auteur travaillant en parallèle sur certains scripts de la série Lost (serait-elle devenue moins chiante... depuis la première
saison ?) et un des arcs de la version comics de Buffy contre les
vampires, le second tome d'Ex Machina étant par ailleurs préfacé par les
célèbres frères Wachowski (Matrix !!!).
Quant au reste... La série compte aujourd'hui 6 tomes, est
toujours en cours et parait au rythme d'un chapitre par mois. En France, après
une première parution en 2005 au prix (inabordable) de 25 €, elle se voit
arrêtée... Avant d'être finalement rééditée, deux ans plus tard, par Panini
Comics au prix de 12 puis 13 €... Mais pourquoi ne font-ils du bon boulot
que pour ce genre de BD ?!
Second comic... Midnight Nation dont la dissolution de la maison d'édition fait que les 3 tomes composant la série ne sont plus disponibles que sur le site de la FNAC à 9,41 € (et frais de port gratos).
Profil du héros : Un classique
David Grey, un inspecteur de police mettant son boulot au
centre de ses priorités. Accumule les heures sup', hygiène parfois
douteuse, abuse de la caféine, bouffe n'importe quoi, mourra jeune.
Sa femme l'a quitté. Sujet probablement en manque, bosse
plus pour oublier, mourra jeune.
Et pas qu'il s'en fout mais le boulot primant avant tout, il ne
se bouge pas pour la faire revenir. Orgueil et dignité mal placés, donne
l'illusion d'aller bien, mourra jeune.
Ce qui se passe :
C'est à la suite du meurtre d'un jeune noir et d'une
interpellation ayant mal tourné qu'il se retrouve propulsé dans
l'entre-deux-mondes et amené à se poser tout un tas de questions... Non, rien à
voir avec le purgatoire.
Développons (encore) un peu...
Pas de politique, ni de super-héros cette fois, juste un homme
seul (ou presque) chargé d'une mission qui déterminera sa survie dans l'espèce
humaine. J'avais un avis assez mitigé à la fin de ce premier tome : parfois
maladroit (conventionnel ?) dans sa manière d'aborder la psychologie des
personnages, certains aspects du scénario me faisaient aussi penser à un des
épisodes de la saison 1 de Buffy contre les vampires. Les fans de la série (ou
ceux qui comme moi ont été marqués par cet épisode) trouveront peut être un air
de déjà vu... Et pourtant on se rend finalement bien vite compte que l'histoire
n'a pas grand chose à voir avec la tueuse en chef des suceurs de sang.
Portrait d'une Amérique faite de laissés pour compte sous fond
de road movie et de références bibliques, Midnignt Nation intrigue, par des
dessins expressifs, un scénario efficace où se mêlent action et examens de
conscience réussissant avec brio à offrir un comic sans temps mort, sortant
assurément des sentiers battus.